‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 366 sur 829 · Wfxliiausen, Le · texte numérisé non relu

Wfxliiausen, Le

4. xal £Ù6ù: toï; adtjjflaa'. ioioa.ay.ii lit tt^v c;jva-">yv/. Le pliuiel cîoti3|ilaTa s'entend d'un seul sablîat (voir cependant inipr. p. 4'f7, n. 3 t. Le 3L xal r)v S-.oâazrov aÙToù; iv -ot; jârjfjaaiv, parait Lavoir entendu de plusieurs sabbats (influence possible de la source de Marc,.sH/j/'. cit.], combinant les deux indications de Me 21. lo'.ôaa/.sv, et 22. r|v yàp ô'.oatjy.'ov, et faisant du tout une description générale de la prédication, 31-32, dont la description particulière du miracle, 33-37. se détachera entièrement. 'W'eiînle, 27.

.■;. Cf. ScniiHKii, 11, 428-429; i49-4:il ; 4:i4-4:i<».

A CAPHARNAUM ti*l

pris de ce que Jésus leur faisait entendre ; mais, pour cette fois, il semble qu'on ait été encore plus frappé de sa manière que de sa doctrine. Il parlait " comme ayant pouvoir ' )>, avec l'assurance que lui donnait sa mission, et la force conquérante d'une éloquence qui jaillissait du cœur. Rien ne ressemblait moins que cette parole vraiment inspirée, vivante et pénétrante, à l'enseignement ordinaire des scribes ou docteurs de la Loi, alléguant l'autorité des maîtres plus anciens, et commentant minutieusement le texte mosaïque avec abondance de distinctions et subtilités scolastiques.

Mais les auditeurs de Jésus n'eurent pas que ce sujet d étonnement. La première prédication publique fut l'occasion du premier miracle. H y avait dans l'assistance u un homme en esprit impur ■' ». cest-à-dire qui se croyait et que Ion croyait livré au pouvoir d'un démon. C'était sans doute un possédé lelativement calme, dont les crises n'étaient pas très fréquentes, puisqu'on le laissait prendre, part aux exercices de la communauté. Impressionné comme les autres et plus que les autres, à cause de son état nerveux, par les déclarations vibrantes du jeune prédicatevn-, cet homme interrompt tout à coup Jésus en l'appelant par son nom ; et comme il s'identih'e au démon qui est en lui. il parle pour cet esprit et pour tous les démons. Les esprits sont déjà inquiets et se demandent si l'heure est venue pour eux d'être précipités dans les enfers : chose plus extraordinaire, ils savent que Jésus est le saint de Dieu, celui que Dieu a consacré pour la plus haute mission, à savoir le Messie qui doit détruire l'empire des démons •'.

Bien que les divagations de ce pauvre insensé n'aient pas été recueillies par écrit, celles qu'on lui prête doivent représenter le sens général de son discours, ou de propos tenus en cas semblable pai- d'autres. En etîet. cette histoire de guérison pai-aît surajoutée

1. \ . 22. /.ai i:i-/.r[r:'j'r/-fj i-'. trj otoà/r, ajToû " r^v --àp o-.oàij/.f.)/ aùroj; ôi; 3?oj7;av ï/fov.zai où y. fo? o; Ypaaaa-sî;. I.c. 32, motive plus brièvement l'admiration : ot; v/ iÇoyaix r,'/ 6 Xoyo; aù-où, et il laisse tomber la comparaison avec les scribes, qui avait moins de signification pour lui et ses lecteurs que pour Marc.

2. .Me. 23. -/.ai sùOù; yjv v/ -f^ ij^/'x-^^r^f^ aôtrov àvOpo')-o: iv -v^jaat'. àxaOapTo. L'expression est pai-allèle à iv T'fi -v^joaT; t'o ây:r.> xii, 3(1 . Le. 33, la corrio-e en ï-/f.)v -vEÙaa oa'.;j.ov;oj àxaOàpTOj. Ss. cf. .s///>/-. |). 'r47, ii. 3 el (]'.nitres témoins omettent vjO-jç dans Me 23.

3. M<;. 24. t; f^aîv /.al av., 'l/,c;oj \arap/|Vi: -r^'/Jis; a-oÀicra'. /,;j.à; ; u'/.t. m -.iz Et, 0 âvîo; TO'j Hi(>\) cf. .K. \i, ti'.l . Le mol ;a. omis dans nBI), Ss., etc. au

\. \.in*'\. — /^t'.v Ki'iiniiiles si/iioptùiiii'.s. 29

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au récit concernant la prédication, l'un suivant l'autre sans qu il y ait connexion réelle entre les deux, et ce qu'on dit ensuite de l'impression pioduite par le miracle semblant artiticiellement combiné avec ce qui concerne l'impression produite par l'enseignement. Le miracle pourrait donc avoir été introduit ici à raison de l'imjiortance que lévangéliste attribue au témoignage des démoniaques ', pour montrer dès l'abord Satan vaincu par Jésus, et saluant son vainqueur. Dans ces conditions, cette histoire de possédé pourrait être secondaire par l'apport au possédé de Gérasa, et la confession du démoniaque avoir été imitée de ce dernier récit '. Kn multipliant les déclarations messianiques des possédés, Marc oublie d'expliquer comment il se lait que personne n'y fasse attention, et que les discijiles aussi bien que le peuple ne se soient |jas avisés plvis tôt que Jésus était le Christ.

Le travail c[ui s'est fait dans l'esprit de l'un ou 1 autre des possédés, cpii, d après la tradition synoptique, aurait été le premier à reconnaître en Jésus le Messie, n'est pas trop ditlicile ;i analyser. Par exemple, celui qu'on dit avoir écouté Jésus dans la synagogue de Capharnaûm aurait entendu prononcer autour de lui le nom du prédicateur; le Ihème du discours étant le royaume de Dieu, il est presque inévitable Cjue la défaite de Satan et de ses satellites y ait trouvé place ; comme ce point touchait le possédé dans son idée fixe, il avn-ait été aussitôt surexcité, voyant déjà le vainqueur de Satan, son vainqueur à lui-même, dans celui qui annonçait avec tant d'énerg'ie la ruine des puissances ténébreuses.

De son côté, Jésus n'aurait pas été étonné de cette rencontre. Animé par la conscience de sa haute vocation, qui le prédestine à vaincre Satan, il n hésite pas à parlera 1 esj)rit en maître qu on doit

coiiiuieiiceiueut du discours, doil avoir élé ajoulr d'upiès Le. '.i'i. Ni. et ([ucdques autres témoins lisent (noa^itj. Ce pluriel peut avoir été sug-géré par le contexte. Le démon paile au nom de ses congénères (Wellhausen, Me. 11); mais on doit sans doute admettre une influence du récit parallèle. Me. v, 1-20. Luc emploie ordinairement le mot NaÇ'opafo; ; il a ici Narapr,v£, d'après Mai'c. Pous la forme du discours, cl'. 1 Rois, xvii, 18. Luc dit que le possédé criait tout haut, œrov^ iJLsyâXyj, transformant ainsi le grand cri que Marc amène seulement dans la convulsion finale v. 26).

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