‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 371 sur 829 · X. -aç.ay Oï,[xa o; àvaaraaa o-.y/.ovci aÙTOÏç · texte numérisé non relu

X. -aç.ay Oï,[xa o; àvaaraaa o-.y/.ovci aÙTOÏç

LES KVANC.ILKS SVNOP I IQl^ES

citent de guérir lu malade, et qui prennent part ensuite au même repas que lui. Ce sont évidemment les quatre disciples : la transposition à laquelle André deA^-a de n'être pas nommé dans le troisième Evangile, si ce n'est au catalog-ue des apôtres, et le défaut de la combinaison choisie par Luc apparaissent du même coup.

Matthieu a transporté le fait beaucoup plus loin, dans un second séjour à Capharnaiim. parce qu il ne voulait raconter aucun miracle particulier avant le discours sur la montagne, et il a mis cette g"uérison après celle du jeune homme de Capharnaiim. comme second des dix miracles systématiquement disposés entre le discours sur la montagne et le discours sur la mission des apôtres : c'est toujours le second miracle de Jésus à Capharnaûm. En conséquence de cet arrang-ement , il a supprimé l'introduction de Marc : « en sortant de la synagogue ». et la mention des quatre disciples, parce que Jésus vient de ([uitter le centurion, non l'assemblée du sabbat, et que la vocation des quatre est déjà bien loin. On dirait que Jésus entre seul dans la maison de Pierre ' ; il touche la main de la malade sans que personne lui ait parlé, et, comme il n y a pas eu de témoins, on dit c[ue la femme, s'étant levée, le servit -. Le rédacteiu' du premier Evangile ne s intéresse plus qu au miracle, non aux circonstances réelles du fait, qui ne lui disent rien, ni aux personnes, qu il n'a pas connues.

Marc, I, ;V2.Et le soir Matth. \iii, 16. Et le Lie, vin, 40. El au

venu, quand le soleil soir ^enu, on lui ame- coucher du soleil, tous

fut couché , on ame- na beaucoup de possé- ceux qui avaient des dés, et il chassa les malades, de (toutes) esprits par la parole, sortes de maladies, les et il guérit tous les amenèrent vers lui ; et malades, 17. atin que en imposant les mains fût accompli ce qui à chacun d'eux, il les

rit beaucoup de (gens* avait été annoncé par guérit; 41. et de plu-

al'fligés de diverses Isaïe le prophète, di-

maladies, et il chassa sanl : " Il a pris nos

beaucoup de démons ; infirmités, et il a porté

et il ne laissait pas nos maladies ».

parler les démons, parce

qu ils le connaissaient-

nail vers lui tous les malades et les possédés; 31^. el toute la ville était rassemblée à la porte : H4. et il gué-

sieurs sortaient des démons criantetdisanl :

« Tu es le Fils de Dieu » ; et par menaces il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.

1. \ . 14. v.a.1 iÀOfi)v ô 'IviCTOùç îÏ: tv' v.y.'.x-/ \li-y>j zlov/ t/iV nsvOîoàv ajToCÎ [3c[3/.ïj[j.£- /•/,v /.al TcupÉaao'jaav.

2 V. l.'i. y.ix'. o'.ï|-/.ov:'. 7.Ù7(o.

A (:Al»HAKi\AU>r i57

Les miracles de la journée attirent sur le soir les yens de la ville, qui voulaient taire guérir leurs malades. Le sabbat ne finissant qu au coucher du soleil ', on ne pouvait les amener plus tôt. Il n'était pas permis, ce jour-lk. de trans[)orter un malade auprès du médecin, ni à celui-ci de le soig-ner, à moins qu'il n y eût péril de mort ^. L indication du «■ soir » se trouve chang-er de signification dans Matthieu, qui ne parle pas de sabbat : il est tard, parce que le discours sur la montagne et d'autres miracles ont eu lieu dans la même journée; mais on sent ici la transposition.

Marc représente la maison comme assiégée par la foule, ainsi (|u'il arrivera encore en d'autres circonstances -^ On notera l'association des malades et des possédés. Marc maintient la distinction des uns et des autres ; mais, dans Matthieu, on amène des possédés, et il se trouve que Jésus guérit des possédés et des malades ; dans Luc, on amène des malades, et Jésus guérit des malades et des possédés. Pour ces tieux derniers évangélistes surtout, la séparation n'était pas nette entre les deux catégories.

Une autre nuance des récits parallèles n est pas moins significative : dans Marc, tous les malades et les possédés sont amenés, heaucoujj sont guéris ; dans Matthieu, heaiiroup sont amenés, tous sont guéris ; dans Luc. fous sont amenés, tous sont guéris. Il va de soi que la donnée de Marc, par la différence qu elle met entre le nombre des malades amenés et celui des malades guéris, accuse un certain sentiment de la réalité, qui fait place, chez les autres évangélistes. à la préoccupation^l'exalter la puissance du thaumaturge. Matthieu ^ dit que Jésus chassait les démons par un simple commandement, et Luc ' atlîrme qu'il guérissait les malades par rimposition des mains : ces indications générales ont été emprun-

1. Me. 'i'Z. ôl'.y.z rj'i ycvoaivï,;, otï iouaîv ô fjX'.o;. La seconde indication n'est pas snperflue : elle marque le moment précis où finissait le sabbat. Il est à noter <|ue Mattliiini, pour qui ce jour n'est pas un sabbat, retient seulement oiiaç rjl Ycvo[X£vr,ç, tandis que Luc, retenant le sabbat, j^arde comme indication uni<|ue ojvovTOç o": toj r/J.oj. Ss. omet oL-a: o. -'• dans Me. '.tl.

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