‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 373 sur 829 · V. il · texte numérisé non relu

V. il

.{. Me. ÎJ. 1) : ■/.%'•. iOipàiLEUTîv a-j-ojç zal toj; oa'.aovta ï/ovTa; î?£,jaÀ3v aCrà y.r/ aùtfov, /.a- ojy. ^'œ'.ev ajià ÀaÀstv ot-. /.tÀ, ; à la fin du v. on lit en doublel \v Icxto ordinaii'e jusqu'à o-i /.ta. Luc paraphrase Marc. Dalman, I, 22"), pense (jue les mots " fils de Dieu », n'étant pas un titre messianique usuel, ont été substitués, pour plus de signification et de clarté, au mot Messie, dans les discours allribnés aux démoniaques.

i. Cf. supr. pp. 'f47, 4;>0.

•i. (A. sii/if. p. i i7.

A CAPHARNAUM 459

miraculeuse de Jésus et racconiplissement d'une prophétie d Isaïe, ce qui fournit une double preuve de messianité.

Le texte d'Isaïe ' est cité conformément à l'hébreu. Dans lEvan- ^de, ce passag'e signifie que Jésus-Messie soulage les hommes de leurs infirmités. Ce sont les mots « infirmités » et « maladies » qui ont déterminé l'application à la circonstance des guérisons miraculeuses, et il est bien douteux que le rédacteur ait attaché une signification particulière aux verbes " prendre » et < porter '>, comme s'il voulait faire entendre que Jésus se livrait, uniquement par commisération, à cette (euvre des guérisons, et qu'elle n était pas sans fatigue pour lui -. Il ne veut pas dire que Jésus prend sur lui les infirmités, et qu'il supporte en ({uelque façon les maladies de ceux qu'il soulage, mais tout simplement qu'il les fait disparaitre : ce n'est pas la faute de l'évangéliste si le sens naturel de la citation n'est pas celui qu il y veut mettre. L'application qu'il fait de la prophétie a un caractère général et ne peut viser le travail du jour ; « prendre » et <( porter » deviennent pour lui des termes métaphoriques dont l'emploi a sa raison d'être, parce que, la maladie étant reprt'sentée comme un fardeau, celui qui guérit est censé soulever ce poids pour dégager celui cjui en est accablé. Le sens primitif du texte est beaucoup plus relevé : le prophète, en efïet, parle de 1 homme de douleur, qui porte sur lui tous les maux de l'humanité, en souffrant personnellement et satisfaisant pour autrui à la justice divine. Ce n'est pas pour le sens général du chapitre d'Isaïe, mais parce que le passage allégué s'adapte aisément à son récit, que l'évangéliste a fait cette citation.

Il se tait sur la fuite du Sauveur pour la raison qui lui a fait passer sous silence les injonctions de Jésus aux démoniaques, ce trait lui semblant amoindrir plutôt que rehausser le prestige du Christ ; et il ne parle pas ici du voyage en Galilée, parce qu il a transposé en dehors de leur cadre historique les faits qui précèdent ce voyage dans Marc. Le passage qui y a rapport ' est demeuré à sa place chronologique, el .sert d'introduction au discours sur la monti^o-ne.

2. HoLTZM.\NN, 227. Laïuière-pensée iFun rapport de la maladii' avec le péché (ScHANz, M/, ilii) parait encore plus étrangère à res|)rit «le la citation.

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