‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 375 sur 829 · Vj 16 (m, 21); vi, 12, etc · texte numérisé non relu

Vj 16 (m, 21); vi, 12, etc

5. V. 42. /.aï ot o/Xoi ï-b'ÇtI'oj/ aJTov simple transposition de Me. '.]'. -xvtz; rTjTouaiv aï! • /.ai rjXOov ho; ajToj. Ainsi disparait toute idée de fuite et de poursuite.

fi. V. i'.-i. /.T.': Ta;: itioai; -oÀî'J'.v iJoi~-nA[rsj.'sfl7i\ 'xi osï 7f,v V/a'.Àï-a/ toj OîoO, ot! È~i TO'jTO â—îTTaXr.v.

Wi'2 LES ÉVANGILES SVi\< >P l'IQUES

Jésus tait dans ce canton de la Galilée ce qu'il avait fait à Capharnaûni; il prêche le jour du sabbat dans les synagog-ues, et il chasse les démons. Marc insiste sur ce dernier point, comme sur une partie essentielle du ministère de Jésus en ces premiers temps. On dirait que, s'il faut en quelque sorte solliciter le Sauveur et lui faire violence pour les autres miracles, il se porte de lui-même à la g-uérison des possédés, parce que l'expulsion des démons est son œuvre propre. Matthieu, qui a négligé ou transposé les faits du premier sabbat passé à Gapharnaiim, amène cette conclusion après la vocation des disciples ; il glose le texte de Marc en ajoutant les mots : K et prêchant l'évangile du royaume ' », et à l'expulsion des démons il substitue, sans doute avec intention, la guérison de toutes sortes de maladies. Ce qui suit n'est d'ailleurs qu une [paraphrase, en forme générale, de ce qu on lit dans Marc sur les miracles de la première journée. Luc ne parle en cet endroit que de la prédication dans les synagogues -, non de démons chassés, et il amène ensuite la vocation des premiers disciples. Dans les trois Synoptiques, il s'agit d'une seule tournée évangélique, d'une première mission, qui a pour théâtre les environs de Capharnaûm.

1. /.a', y.r^rj-ji'^'oy to ■jaYYÉÀ'.ov tt,: '^OLiiAzi-x: . L'emploi absolu du mol [ioL'JÙ.v.OL propre à Matthieu, appartient au langage de révangéliste, non à celui de Jésus- (".f. DaliMan, I, 78, et sup/\ p. 229. u. 0.

2. V. 44. BCL, Ss. etc. lisent : <i dans les synagogues de la Judée » ; AD, le texte reçu ont n la Galilée ». La mention de la Judée doit être primitive, et Luc entend par là, non lancien pays de Juda, mais la Palestine. Il ne s'ensuit pas que Luc ait pensé à un ou plusieurs voyages dans le sud et à Jérusalem (Zaiin, II, 373, 389-390, 444 . Luc a choisi un terme général, pour signifier ([ue la mission de Jésus était pour tout le pays, conformément au discours du v. 43

B. Weiss, PJ. 307-308i ; il pense au même voyage que Marc et Matthieu, et s'il avait voulu dire autre chose, son témoignage n'en serait pas plus solide, étant contredit par Marc. Mais l'auteur du quatrième Evangile a pu s'autoriser de ce passage pour la construction de son cadre. Dans le plan de Luc, les chapitres iii-iv servent d'introduction au ministère galiléen, qui est décrit dans v-ix, 50; il serait ridicule de sous-entendre, dans iv, 44, un fait aussi considérable qu'une touiniée de prédication en (Judée et à Jérusalem. Mais comme la mission des Soixante-douze et le passage de Jésus en Samarie figurent l'évangélisation des Gentils, il se pourrait que le mot« Judée « fût choisi ici avec l'arrière-pensée de figuier par le ministère galiléen la prédication aux Juifs.

LE LEPREUX

Marc, i, i()-4o ; Maitii. vin. l-i: Llc. v. 12-16.

Marc s'abstient de marquer avec précision le lieu et la date du miracle qu'il va raconter. Si 1 on tient compte de l'indication g-énérale qui précède, touchant la prédication de Jésus dans les syna- «••og'ues, on pourra être tenté d admettre qvie la ^uérison du lépreux a été opérée en quelqu'un de ces endroits'. Les lépreux tombaient sous une espèce d interdit qui ne leur permettait pas l'accès des habitations ^ : ils pouvaient néanmoins entrer dans les synagogues, en se conformant k certaines mesures de précaution ''. Mais on voit, par la suite du récit, que le fait n"a pas dû s'accomplir devant une assemblée, puisque Jésus peut vouloir qu il reste secret. Gomme Jésus met Ihomme dehors, et que celui est dit ensuite « sortir » '', on doit supposer que le lépreux, nonobstant les défenses, a osé s'introduire dans une maison où il savait trouver le Maître. Le récit de Marc a l'apparence d'un morceau arraché de son contexte, oii il aurait été pourvu d une introduction qui en expliquait les circonstances extérieures. Il y a donc une lacune dans le récit avant cette anecdote, et 1 on pourrait se demander si elle n'était pas localisée primitivement à (^apharnaûm. dans la maison de Simon.

La conclusion étant fort analogue à celle de la journée des miracles à Capharnaûm, on pourrait aussi se croire en présence, non de la suite, mais d'un récit parallèle. Luc a senti la lacune de Marc, et il y supph'e par une hypothèse vague : ayant intercalé la vocation des disciples entre la tournée de [)rédication et la guérison du h'preux. il introduit celle-ci et rejoint Marc en disant : « Comme

Page 1