‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 377 sur 829 · Ml. v · texte numérisé non relu

Ml. v

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lui disant : << Si Lu veux, lu peux me purifier. > 41. Et touché de e«>inpassion, étendant la main, il (le; loucha et dit : .< Je lei veux, sois purifié. » 42. El aussitôt la lèpre s'en alla de lui. et il l'ut purifié. 43. Et lui parlant sévèrement, il le chassa sur Fheure 44.

el lui dit : ■< (iarde-toi de rien dire à personne :

mais va te montrer au prêtre, el offre poui' la purification i-e que Moïse a prescrit, en attestation pour eux. >■ 45. Et lui, étant sorti, se mit à raconter beaucoup et à divulguer la chose, en sorte que (Jésus) ne pouvait plus entrer publiquement en ville; mais il restait dehors , en des lieux déserts, et 1 on venait à lui de toutes parts.

et voici quun lépreux, s'étant approché, se prosterna devant lui, en lui disant : < Seigneur, SI lu veux, lu peux me purifier. » 'A. Et étendant la main, il le toucha, flisant : H Je ( le veux, sois purifié. »

Et aussitôt sa lèpre lut purifiée. 4. Et .Jésus lui dit : M (larde-toi de (lei dire à personne ; mais va te montrer au prêtre , et présente Toflïande que Moïse a prescrite, en attestation pour eux. »

lèpre ; et ayanl\u Jésus, se jetant la face contre terre, il le priait en disant : ■ Seigneur, si tu veux, tu peux me purifier. .. 13. Et éten- (lantlamain, ille toucha en disant : « Je (le' \eux, sois purifié. " VA aussitôt la lèpre s'en alla de lui. 14. Et il lui recommanda de ne le dire à personne : << Mais va te montrer au prêtre, et ofîre j^our la purification ce que Moïse a prescrit, en attestation pour eux. » 15. Et sa renommée allait croissant, et des foules nombreuses se réunissaient pour Tentendre et se faire guérir de leurs maladies ; mais lui se retirait dans les déserts et priait.

Le lépreux dont il s"ag;it a tVù dans la puissance miraculeuse de Jésus, et aussi dans sa grande pitié, car il ne craint pas d'être rebuté en s'approchant de lui; mais il se prosterne humblement, disant avec confiance : " Si tu veux, tu peux me purifier ' ». Il est évident que le mot <' purifier « signifie ici <> tçuérir », et cette accep-

\. Me. 40. iàv bi\r,i ojvaaa; a: zafiap'^a'.. B t! 1> etc. ajoutent zûo'.c. d'après Mr. 2: Le. 12. 1^'omission de zaî yovjjrcToiv aJrov dans B D doit résulter d'un accident de copie (omission par iioméoteleuton . Ss. : « et un lépreux vint à lui, le supplia, tomba à ses pieds, et lui dil : Si tu veux, tu peux me purifier. » Jamais Marc ne fait appeler Jésus >' Seigneur », si ce n'est par la femme païenne, VII, 2H ; il réservait ce nom au Christ glorifié. Cf. Act. ii, H6.

A. Lois> . — I^s Evangiles .syuopiù/ues. 30

iOO LES ÉVANGILES SViNOPriQUES

tion n"a rien tlextraordinaire, puisqu'il sagit d une maladie qui mettait en état d'impureté légale ceux qui en étaient atteints ; la purification allait de pair avec la guérison, comme l'impureté avec la maladie. Certains critiques ', jug-eant impossible la guérison instantanée de la lèpre, ont supposé que la tradition s'était méprise sur la portée réelle du fait : un lépreux g-uéri, mais qui voulait se dispenser des formalités légales, aurait prié Jésus de le déclarer pur, en vertu de son autorité personnelle, au moins ég-ale à celle du prêtre, et Jésus aurait refusé. Qu'un lépreux se soit avisé de pareille demande, ce n'est pas déjà si vraisemblable; et que la tradition ait gardé le souvenir d'un incident aussi insignifiant, sauf à en changer après coup le caractère, ce n'est guère plus facile à croire. Mieux vaudrait dire que le miracle a été inventé de toutes pièces, pour avoir un cas de guérison d'une maladie assez fréquente chez les Juifs, ou réputée incurable -. Mais le gros du récit n'a aucunement l'apparence d'une fiction. Les données évangéliques sont insuffisantes pour la discussion rigoureuse du cas. au point de vue médical; mais quelle qu'ait été la sorte de lèpre, il paraît certain que la tradition apostolique avait gardé le souvenir assez précis d'une guérison de lépreux, et que cette guérison appartenait aux premiers temps du ministère galiléen.

En voyant et entendant ce malheureux, Jésus est ému de compassion . Sans souci de l'impureté légale que communiquai l le contact d'un lépreux, il étend la main vers lui et le touche ; il témoigne en même temps sa volonté de voir le lépreux guéri, et la lèpre disparaît à l'instant. Il paraît tout à fait contraire à l'esprit du récit d'imaginer que Jésus étend la main pour empêcher le lépreux d'approcher', car il le touche volontairement. On peut trouver singulier que Jésus se mette au-dessus d une loi qu'il va recommander au

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