Paulus, Schenkel, Keini : Hoi.tzmann, '.V
2. L'histoire de Naanian (11 Rois, v;, alléguée par Strauss en favt'Ui' de l'hypothèse mythique, a un tout auti-e développement que le léeil de l'Evangile. On serait plutôt tenté de mettre la guérison du lépreux en rappori avec la réponse de Jésus au message de .lean, comme re^alisation matérielle de la parole : « les lépreux sont purifiés » (Mt. xi, ^i;.
3. D'après B. Weiss {E. 1)0], ce serait le sens du geste dans Matthieu. Ss. lit seulement, dans Me. 42 : « Et aussitôt il fut purifié. -> La foi-mule à-fjXÔsv àr^' aÙTou 7) Xé-pot pourrait être, en effet, une glose explicative el rectificative de ÈxaeepfaÔï, (Mehx. Il, n. ^V,]. Cf. Le. 13.
LK I.KI'RKl'X 4H7
lépreux d'observer; mais les deux situations sont très difîérentes. Jésus peut faire le cas qu'il veut de l'impureté passagère que donne lattouchemeut d un lépreux; le lépreux guéri ne peut se dispenser de la formalité ((ui l'autorise à rentrer dans le commerce ordinaire de la société. En kii défendant de rien dire à personne sur ce qui vient de se passer, et en lui ordonnant de se montrer aux prêtres, pour exécuter les pi^escriptions du rituel mosaïque ' , Jésus ne veut [)as empêcher le lépreux de se considérer comme guéri avant d'avoir satisfait aux exigences de la Loi. S'il prend un ton menavant -, ce n'est pas que la guérison soit seulement commencée, et qu'il y ait encore péril de contagion '■, c'est à cause du silence qu il exige, et qu'il craint, non sans motif, de ne pas voir observé; ou bien plutôt c est parce que le lépreux, non déclaré |)ur, n'aurait pas dû entrer dans la maison, et s'est mis en contravention avec la Loi; il n'a pas davantage le droit d'y rester, et sa présence n'y peut être tolérée. Peut-être est-ce pour ce motif que Jésus ne lui fait ses recommandations qu'après l'avoir mis dehors.
Le lépreux ne doit parler à personne des circonstances de sa guérison, il ne doit pas dire comment sa lèpre a disparu. La prohibition à cet égard est absolue, et Tordre relatif aux prescriptions légales est uniquement dans l'intérêt de celui à qui il s adresse. L'homme est guéri ; mais, pour que tout le monde puisse le regarder et traiter comme tel, il doit se montrer au prêtre. L'accomplissement de cet ordre servira même, d'une certaine manière, à cacher le miracle, la légalisation officielle de la guérison étant tout ce que le ])ublic en doit connaître. Les dernières paroles de Jésus : " en