I.Kv. XIV, I
2. Me. 4;3. Y.-v. iix[jptu.ï|7âa;voç tj-m ïjOj: iÇ£[ia/,£v aùxciv, 44. /.ai Àsy^'. aÙTfo' ooa aTjOcV'. ij.rjO£v îl'~r;ç xtà. (Cf. xiv, 5, où il s'agit de paroles désagréables adressées à quelqu'un pour une chose (|ui n'aui'ail pas dû Atre faite). Ss. : " Et il le menaça et lui dit : Vois. . . . >■
:î. B. Weiss, E. 177. Le renvoi à Le. xvii, 14. n'est pas justifié, car Luc lui- MUMiie, v. 13. a soin fie mentionner la disparition de la lèpre avant le départ de l'homme : et si l'on veut qu'un des récits dépende originairement de l'autre, ce n'est pas Le. xvii. 11-10, (jui sera primitif par rapport à Me. i, 40-44. Dans le v. 41, D. au lieu de ^-Àay/v.aOî'ç, a ôpyiaOstç, peut-èti'e d'après le v. 43. On a supposé une variante de traduction, par confusion de l'araméen nniDN avec D!/"^nN iNKSTLi;, 1[S)\, ce (|ih> Dai.man. I, ."12. explique par rinihience syrienne qu'a subie le ms. D.
'l-H8 I.KS ÉVAMilLKS SV.\( (ITiOlKS
attestation pour eux ' », ne peuvent viser le prêtre personnellement, ni signifier que le Sauveur entend prouver aux représentants officiels (le la hiérarchie son respect de la Loi ou sa puissance niii-aculeuse. 11 n"a certes pas plus souci de gag-ner la faveur du saceidoce hiérosolymitain que se faire valoir devant lui comme thaumaturge ; il song-e seulement à son oblig'é ; celui-ci, en etï'et, doit comparaître devant le prêtre, afin d'obtenir le certificat dont il a besoin pour que tous les gens ne le regardent plus comme impur
Au lieu de se taire, le lépreux parle beaucoup et raconte le fait 2 H tous ceux qu'il rencontre. S'il ne divulguait (jue Tordre concernant sa purification "^ ou la parole du salut évangélique % les gens n'auraient î)as lieu de tant s'émouvoir. Car le rédacteur veut décrire une situation analogue à celle qui s'est produite ;i Capharnaûin après les premières guérisons. Lu miracle en fait demandei' d'autres par la foule qui se précipite sur les pas de Jésus. Pour se soustraire à cet empressement, qui va contre ses desseins. Jésus est obligé de ne plus se montrer en ville ', soit dans les villes en général, soit plutôt dans celle où a eu lieu le miracle; et dans cette dernière hypothèse, il serait assez naturel d'admettre qu'il s'agit, de Gapharnaiim. La situation n'est pas d'ailleurs si exactement parallèle à celle qui a été décrite plus haut qu Ou doive se demander si la tradition à laquelle Marc doit la guérison du lépreux ne présentait pas ce miracle comme le premier qui eût été opéré par Jésus. Quoi qu'il en soit, le Sauveur se retire dans la cam-
1. A 1m tin du discours de Jésus dans les trois l'^vangik's, il; aaç/TJp;ov ijto;;. \a' pronom aù-oïç désif^ne les gens au uiiliou desquels vil le lépreux, et s'oppose en quelque façon à [j.T|0£V[, au eommenceuient du discours B. Wkiss, foc. cit.). Ne dire le miracle à personne, et faire constater la f>uérison. afin d'en retirer le bénéfice devant tout le monde. On peut douter que. même <lans le premier Kvangile, cette conclusion vise directement Mr. v. 17 f Holtzm.vnn, 226i. Dans Lf:. 14, la leçon de D (et quelques témoins latins), -.va sic [jiaprjp'.ov r^ Ojjirv ToSro est une glose explicative, où Ton suppose que Jésus veut montrer son respect de la Loi. Wellhausen, Me. 15. fait dépendre sî; aap-'jptov aÙTOtç de r.poiha.^Bv, et il adopte pour Le. 14 la leçon de D. avec cette même construction. Mais on n'attend pas ici une déclaration sur le but de la Loi.
2. V. 45. ô oè è?cX6(ov flpÇaxo y.Yjp'joraeiv -oÀXà x.ai O'.acprja-Çe'.v tov Xo'yov. Le mol Àoyo; équivaut à l'hébreu "in. la chose; -oXXi est adverbial; cf. \. -V-'). ïwu/a.
:{. HOLTZMANN. 118.
'i. B. Wkiss, Mk. 32; cf. /s'. 177.
•1. \'. 45. Mizz arjxiTi aÙTOv o'jva^Oa-. il; -oÀ'.v çavjpio; ='.rsi'/Jkb/.
LE LÉPRKIX WJ
pag'iie ', pour laisser tomber ces mouvements populaires: il ne réussit pas néanmoins à se cacher, parce qu on s'assemble autour de lui dès qu on a pu le découvrir en quelque endroit. (]et état de choses, avec les alternatives de prédication publi([ue, acconqjagnée de miracles, et de retraite pouï- se dérober aux sollicitations de la foule, a pu se reproduire en plusieurs endroits, et durer pendant un certain temps, impossible à déterminer, mais qui ne se compterait que par mois, peut-être par semaines.
Matthieu ayant omis toute cette linale. Tordre donné au lépreux de se taire sur sa i>uérison est comme suspendu en l'air: il est. d'ailleurs, en contradiction avec le préambule du récit, où est mentionnée la présence d'une foule nombreuse. Si l'évauf^éliste avait ensuite conduit Jésus au désert, il aurait dû le ramener ii C-apharnaûm pour le miracle qu'il raconte aussitôt après.
Luc s'abstient aussi de signaler l'indiscrétion du lépreux et le motif extérieur qui détermine Jésus à rechercher la solitude. Il paraît supposer que le miracle s'est fait en public, dans une rue peut-être, parce qu'il a pensé que le lépreux n'avait pas dû entrer dans une maison. Matthieu, qui met le miracle avant que Jésus arrive à (^apharnaûm, a pu faire un raisonnement analogue. On a vu que, déjà plus haut, Luc a modifié les indications de Marc sur la fuite de Jésus. Il parle seulement du bruit ci-oissant ((ue font les miracles du Sauveur, et des foules nombreuses qui viennent pour l'entendre et lui apportent des malades à g-uérir. S'il se retire de temps en temps dans les déserts, ce n'est pas pour éviter les gens qui lui demandent des miracles, c'est pour prier ■'. Ce dernier trait manque ici dans Marc: Luc cependant la emprunté au second Kvang-ile, dans le lécit précédent ', où il ne lavait pas utilisé.
1. Suite (lu V. 4.1. xÀX' ï?fo ïtz' îor[\i.o'.i -ôr.oiz •/,'/. :t. M.;. I. X\. Cf. s///>/-. p. ini.