I.KVl-MATIHlKl
avec rattribution du livre où elle se rencontre ; mais la question est de savoir si 1 identification faite par l'évangéliste est fondée ou non ; car elle pourrait n'être, dans ce récit, qu'une substitution de personnes. 11 est bien évident que la relation des trois Synoptiques vise un même fait, et se rapporte originairement à un seul individu ; cependant quelques interprètes anciens ' et certains critiques modernes ' ont soutenu que le publicain Lévi n était pas le même que 1 apôtre Matthieu. On allègue, en faveur de l'identité ', que Marc lui-même fait appeler ce Lévi de la même manière que les quatre disciples précédemment nommés et qui se retrouveront les quatre premiers sur la liste des apôtres ' : Lévi a donc chance, lui aussi, d'être un apôtre. Si l'évang^éliste, qui était bien renseigné sur le collège des Douze, et qui aurait dû savoir que Lévi manquait sur la liste, nomme Matthieu au lieu de Lévi, c est qu'il identifiait l'un avec l'autre ; il aura oublié seulement de marquer l'identité [)ar 1 indication du nom et du surnom, comme il a fait pour Simon- Pierre et pour les fils de Zébédée. De son côté, le rédacteur du premier Evangile aura substitué Matthieu à Lévi dès le commencement, en anticipant le chang^ement de nom, afin de prévenir toute équivoque, de même qu il emploie le nom de Pierre avant de dire en quelle circonstance Jésus l'attribua à Simon. Mais ces hypotiièses sont peut-être moins solides qu on ne croit communément : en fait, Jésus a dit: « suis-moi ». à bien des gens qui ne sont jamais entrés dans le collège des Douze ' ; Marc n'a pas raconté la vocation des quatre pêcheurs parce que ceux-ci devaient devenir apôtres, mais parce que ce fut un événement important, au début de la prédication évangélique ; de même il ne raconte pas la vocation (le Lévi en vue de ce que le publicain est devenu plus tard, mais parce que c'était une vocation de publicain, et que lincident fit époque dans les ditïicultés de Jésus avec les pharisiens ; la distraction qu'on lui prête serait bien extraordinaire, et il sera toujours
à l;i pt-rsoiiiii' l'I ;ni nom. MaOOalo:, "TT^. esl plutôt unt- forme abrégée de .TTin''^ " Don cU> lahvé >■, tjiu' de TIQN " le fidèle ». On sest demandé si le Nathanaël, « Dieudonné ■>, de Jn. i. 4''>-.')1 ne serait pas le Matthieu du premier Evangile Ri.sni. III. 829-8:H2i.