‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 392 sur 829 · I.HS PlMl.lCAINS · texte numérisé non relu

I.HS PlMl.lCAINS

ses disciples : « Il entendanl, il dil : « Ce cheurs? » 'M. El Jésus,

mange avec des publi- ne soal pas les bien répondant, leur dit :

cainset des pécheurs I » portants qui ont besoin « Ce ne sont pas les

17. VA les) entendant, de médecin, mais ceux gens sains qui ont be-

.lésus leur dit : <> Ce qui sont malades. (3. soin de médecin, mais

ne sont pas les bien Aile/, apprendre ce que ceux qui sont malades,

portants qui ont besoin signifie : « Je veux la '.\'2. Je ne suis pas venu

de médecin, mais ceux pitié, non le sacrifice, m appeler les justes, mais

qui sont malades. Je (]ar je ne suis pas venu les pécheurs à la péni-

ne suis pas venu appe- appeler les justes, mais tence. »

1er les justes, mais les les pécheurs ». pécheurs. »

Il est possible ({lie cet 'iicident ait été rattaché artiticiellement à la vocation du publicain. Une transition assez g-auclie l'y relie dans le récit de Marc : <- Et il arrive qu'// se met à table dans sa maison '. » Jésus n'ayant pas de maison, il s'ag'it de la maison de Lévi, et c'est Jésus qui se met à table. Luc l'a compris ainsi, et tel est le sens naturel du texte. Rien n'invite à penser que le repas otFert par Lévi à Jésus n'aurait eu lieu que plusieurs jours après la vocation du premier. Encore moins doit- on faire dire à Marc que Jésus aurait prié à dîner Lévi et les publicains. L'expression : " il le suivit -' ». ne veut pas dire que Lévi, aussitôt que Jésus l'eut appelé, fit quelques lieues de chemin derrière lui, mais qu il se décida incontinent à devenir son disciple. Cependant il y a incohérence entre l'assertion concernant le départ du publicain, qui " suit » immédiatement Jésus, et la description du repas que Lévi est censé offrir, dans sa maison, au Christ et au commun des publicains.

Lévi offre un repas à Jésus et aux disciples qui ne se séparent pas de lui ; à ce repas donné chez un publicain prennent part un assez g-rand nombre d'autres publicains et de gens aussi mal famés, ([ue Marc qualifie de •' pécheurs ' », c'est-à-dire négligents des observances légales, et considérés par les pharisiens comme en dehors du salut. La remarque : " car ils étaient nombreux et ils le suivaient ^ », est aussi maladroitement tournée que le début de la

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