‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 4 sur 829 · eùayysXtov xrjç [îaaiXEtaç. Mt. iv, 23; ix, 35; xxiv · texte numérisé non relu

eùayysXtov xrjç [îaaiXEtaç. Mt. iv, 23; ix, 35; xxiv

5. On peut discuter sur le sens de Me. i, 1, àp/rj xou tùa.yyc'kio-j 'Iriaou Xptaxou; mais il n'y a pas à épiloguer sur celui de xo eùayyéXiov touto, dans Me. xrv, 9; Mt. XXVI, 13. Dans le Nouveau Testament (Act. xxi, 8; Éph. iv, 11), £Ùayy£Xic;xr|; signifie « prédicateur de l'évangile » ; depuis Eusèbe de Césarée, on l'entend des écrivains.

6. L'évangile de Marcion n'avait pas de nom d'auteur et se désignait par le seul mot sùayyiX'.ov. Zahn, Geschichte des neut. Kanons, I, 619-620.

I 7. Où le mot se rencontre au pluriel. I Ap. 66. oi yàp à-oaxoÀoi âv xotç y£vorj.Évoiç I ÛTi' aùx'ov àT^oavriaovîûaaaiv a xaXeïxat eùayysXta.

8. Cf. Zahx, II, 173; A. Jùiacuer, Einleitung in das neue Testament^, 252.

LA TRADITION RCCLÉSl ASTIQUE 0

née, où Ton perçoit aussi le senlimenl très net de son origine '. Il est aisé de comprendre pourquoi l'on disait « les Epîtres de Paul », et « l'Évangile selon Matthieu », et l'emploi du mot « selon » pour les Evangiles ne prouve pas que l'on n'ait pas eu d'abord l'intention de désigner en Matthieu, Marc, Luc et Jean les écrivains de l'Évangile, mais seulement les autorités d'après lesquelles l'Évangile aurait été écrit ^. On disait par analogie « l'Évangile selon les Hébreux », « l'Evangile selon les Egyptiens » •', pour désigner ces écrits anonymes d'après ceux qui en usaient et qui leur avaient donné leur dernière l'orme '', plutôt que d'après les doctrines et tendances particulières qu'ils pouvaient représenter. On disait de même : « l'Évangile selon les douze apôtres », parce que les partisans de cet apocryphe y voyaient la rédaction de l'enseignement communaux apôtres du Christ, et non seulement un livre composé d'après leur prédication ou recommandé par eux ■•.

1. Le Canon de Muratori appelle Luc <( tertium evangelii librum », et il parle de Jean comme « quarti evangelioriim ». Irénée écrit (Haer. m, H, 8) ; Àoyo;... ïùioy.v/ f,a?v TîTpocjj-Opoov to sùayyÉÂtov, év't 8c 7:v£Û[j.a-'. Tjvîyorjiîvov, et il dit des aloges : « Illam speciem non admittunt quae est secundum Johannis evangelium ». L'emploi de ■/.'x-d povn-rait d'ailleurs se justifier par l'usage classique : f( y.a6' 'Hpoôotov îaTopîa (Diodore de Sicile), et hellénistique : oi u7îO[i.vir);j.aTiaao'. 01 xaxà Tov NscjjLÎav (Il Mach. h, 13; cL Epiphane, Haer. 8, 4. r^ xa-à Mrouaéa -îVTaT£j/o;). HoLTZMANN, 341. La forme primitive des titres, dans les anciens mss., est y.oL-x MaTOaiov, /.ol-x Mâpxov, etc., eùayYÉÀ'.ov étant sous-entendu comme titre commun. Zahn, 11, 174.

2. L'idée a été émise par le manichéen Faustus (cité par Augustin, C. Faust. XXXII, 2) : « Solius Filii putatis testamentum non potuisse corrumpi, solum non habere aliquid quod in se debeat improbari? praesertim quod nec ab ipso scriptum constat nec al) ejus apostolis, sed longo post tempore a quibusdam incerti nominis viris qui, ne sibi non liaberetur fides scribentibus quae nescirent, partim apostolorum nomina, partim eorum qui apostolos secuti viderentur, scriptorum suorum frontibus indiderunt, adseverantes secundum eos se scripsisse quae scripserint. » Faustus suppose très gratuitement que les évangélistes eux-mêmes ont placé en tête de leurs écrits les titres : « Selon Matthieu » etc., et il interprète le « secundum » sans égard à l'origine et au sens primitif du mot « évangile ». Mais le « secundum » vient du grec, et l'on trouve même cata dans les anciens mss. latins, dans Cyprien, Firmicus Maternus, Lucifer, Priscillien. Les titres n'ont été ajoutés que lorsqu'on fut en mesure et que l'on eut souci de posséder des exemplaires des différents livres évangéliques. L'opinion de Faustus a été reprise par plusieurs critiques (Eckermann, Credner, Scholten, Volckmar, Renan^ ; on l'abandonne maintenant. Cf. Zahn, II, 172; P.-W. ScHMiEDEL, art. Gospels, dans Encyclopsedia hihlica (EB.), II, 1890.

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