‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 401 sur 829 · Weli-hausen, Me · texte numérisé non relu

Weli-hausen, Me

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maintenant difficile d'y retrouver le sens primitif. Impossible de prendre une pièce sur un habit neuf pour en raccommoder un vieux ' : on déchire le neuf, et lu pièce fait mauvais effet sur le vieux. L'acte supposé serait plus que maladroit, et il est même tellement inconcevable que Jésus sans doute ne l'aurait pas mis, ne fût-ce que par manière d'hypothèse, dans une parabole. Il est peu croyable que lévangéliste ait eu des préoccupations allégoriques, et que les deux habits représentent les deux communautés juive et chrétienne, celle-ci étant déjà constituée indépendamment de cellelà, DU qu'il veuille excuser les disciples du Baptiste de ne pas associer la liberté chrétienne à la tradition judaïque -. Ou bien il a voulu établir une correspondance entre les deux comparaisons, et montrer des habits perdus à côté des outres perdues; ou bien encore, ayant lu rapidement et compris vaguement le texte de Marc, il l'aura traité avec la plus grande aisance, modelant le développement de la première comparaison sur celui de la seconde -^ Il reste toujours que vieux et neuf ne vont pas ensemble.

Dans la plupart des témoins, Luc ajoute une troisième comparaison : ceux qui boivent du vin vieux n'en demandent pas de nouveau, parce qu'ils trouvent que le vieux est bon ^. L'addition n'a pas un grand caractère d'orig-inalité ; elle pourrait avoir été conçue par l'évang^éliste, ou empruntée à une tradition secondaire. On ne voit pas où elle tend : l'idée de justifier les sectateurs de Jean ne va pas mieux ici que plus liant, et l'intérêt d'une pareille justification échappe à l'historien : ce pourrait être une autre façon de faire ressortir l'incompatil)ilité du vieux et du neuf, ceux qui sont à boire du vin vieux n'étant pas en g-oùt d'en boire du nouveau, non qu'ils jug-ent le vieux meilleur, car les anciens aimaient le vin doux, mais parce que leur palais en serait désagréablement affecté ^ Le caractère singulier et adventice de la réflexion fait qu'on hésite entre cette

I. \ . •!('). ojOî'.ç E-i^Àrjaa krJ) [|j.aT'!oj y.y.:'ttij -j/irsxz ï-'/'jXÙ.i: ï-': iaxTiov nx/.a'.ov. -'. Ilypolhi'ses do Holtzmann, 337.

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