IV, M. Cf. J. Weiss, .SSO-SSl ; Hoi.i/.mann
4 Me. 2.3. /-.al i^'ivcTO ïùtov =v Toïç aâjJlîaa'. napa-opîjcaOa; (xA. BCll). o'.a-opî-jEdOa-.. Il s'agit d'un simple passage ; Jésus suit, sans s'arrêter, un chemin qui traverse (les champs de blé oià twv aropia'ov. xa'. oi ;j.aOr,Ta'. aJTOj fjpçavTO ô^o; -otîïv tîÀÀov- Tcç Tojç 'j-iyjT.z. Dans le grec classique ôoov r.o:zv/ signifierait « faire un chemin » (viam sternere , ôoov ;:o'.£ÏaOat i> faire route » ; mais il est évident par la suite que, d'après Marc, les disciples marchent (cf. Jig. xvii. S; LXX) en arrachant les épis afin de manger les grains ; arracher des épis pour se faire un passage dans les blés serait d'ailleurs un pi'océdé inouï: en pareil cas, l'on n'arrache pas les é|)is, on marclu' dessus.
'\. Deit. xxiii. 26.
t». Cf. Scni'iKEit, 11, 471.
le ton dun homme qui conmiît les Ecritures autrement que par la lecture officielle des synagogues', il renvoie les pharisiens à l'histoire de David fug-itif chez les prêtres de Nob '. La nécessité n pas de loi : de même que David, parce qu'il avait faim \ a pu manger les pains consacrés que la Loi réserve aux prêtres, de même les disciples, qui sont atl'amés, ont le droit de ramasser des épis le jour du sabbat, bien que la Loi défende de moissonner. L'exemple est concluant : nul n'aurait songé à contester la légitimité de l'acte accompli par David ^, homme inspiré, prophète, élu du Seigneur.
Il s'en faut d'ailleurs que l'allégation de l'ancien récit soit exacte et littérale. On ne voit pas que David ait pénétré dans le sanctuaire. ni qu'il ait eu des compagnons, ni que le prêtre i{ui lui a donné les pains se soit appelé Abiathar : ce prêtre était Achimélek. père d'Abiathar. Les deux premieivs traits ne doivent pas être conçus pour l'assimilation du cas de David avec celui des disciples ' ; car il n'y a aucun rapport entre David pénétrant dans le sanctuaire, et les disciples marchant dans un champ; et c'est la conduite de David, non celle de ses compagnons inconnus, cpii justitie les disciples, (^e sont donc plutôt des interprétations haggadiques du récit. On suppose (|ue David est entré dans le sanctuaire pour prendre les pains, dont le prêtre l'autorise à faire usage, et qu'il avait des compagnons, parce que David, parti seul, fait entendre au prêtre qu'il eu a plusieurs, envoyés comme lui en mission secrète par le roi.
Quant à la mention d'Abiathar, elle résulte probablement d'une confusion qui s'est faite dans la tradition ou dans l'esprit de l'évangéliste ''. Marc a écrit : « Sous Abiathar grande-prêtre • », et l'on
1. lloLTZMANN, 122. Olte nuance pouirail a|jj)arti'nii- à la lédaL'l ion.