‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 406 sur 829 · Sam. xxi · texte numérisé non relu

Sam. xxi

.'{. M<:. 2.">. r'i'i /rijiav iay£v y.x: ï-zv/xiz'/ xjto; /al oi ;j-;t' a'jtoù.

't. Hoi.rzM.\NN, 123.

.".. Opinion de Holtzmann, lor. cit.

6. il est peu probable que la confusion ait été t'acililée par II Sam. viii, 17, el I Chiion. xviii, 16, où on lit : .. Achimélek fils d'Abiathar '),au lieu de *• Abiathar fils d'Achimélek », et siu-toul (pion ail attribué les deux noms à chacun des deux personnages.

7. V. 26. T.uK ctaf]X6£v, il; tov oixov -oîj OsoO Ir.l 'A,3'.a0ap àpy'.£p:'i): /.xi tojç 'xj-'>j; T/|Ç -poOiaiw; iœaysv xxÀ. Matthieu et Luc ont fort bien pu omettre la mention d'Abiathar parce (|u'ils se soni apciçus qu'il n'y avait pas lieu (1(> la faire. D. Ss, quehpu's iiiss. il. romcltcnl aussi dans Mair.

Li: sAiîi'.Ar .')09

ne peut voir là autre chose qu'une indication historique, beaucoup moins destinée sans doute à marquer la date du tait, qu'à en consacier la légitimité par le nom du célèbre g"rand-prètre. en même temps que jiar celui de David. Ou bien Ton n'a pas songé que le chef des prêtres de Nôb n'était pas Abiathar, ou bien Ton a cité celui-ci comme plus célèbre, ou bien cette dernière circonstance a fait oublier Achimélek. Ajoutons qu Abiathar n'a jamais été grandprêtre au sens où l'évangéliste l'entend '. Toutes les libertés de \'hH(/(/ada juive se rencontrent donc dans cette citation. L'on gagne peu k voir dans la mention d'Abiathar une sorte de référence au texte : « k la section d'Abiathar grand-prêtre ». Outre que le morceau visé n'a g-uère pu être désigné comme la section d'Abiathar, on ne saisit pas l'intérêt de cette référence dans le discours. Il n'en est pas de même quand Jésus cite la péricope du buisson, car il s'ag-it de déterminer la place d'une parole textuellement rapportée, et Jésus cite le livre avant de citer la péricope -'. Dans notre passag-e, Maïc dit : « sous le grand-prêtre Abiathar •, comme Luc '• a dit : « sous les grands prêtres Anne et Gaïphe ".

Matthieu insère encore deux arguments entre l exenq3le cité par Marc et la conclusion commune avix trois Synoptiques. Cette accumulation de preuves sent l'école et doit résulter d'une combinaison rédactionnelle, soit que 1 évangéliste ait puisé cette matière nouvelle dans la tradition, soit qu'il l'ait trouvée lui-même. Il s'est complu à faire démontrer par la Loi et les prophètes que les disciples étaient dans leur droit, en sorte que Jésus accomplit la Loi en en pei-mettant la violation '. Sa pensée est allée des prêtres qui mangent les pains de proposition aux prêtres qui travaillent dans le temple le joui- du sabbat, et il introduit ce fait avec la formule qui a servi pour 1 exemple précédent : <'' N ave/.-vous pas lu '*... ».

\. i'A'. il Sam. \iii, 17. xtip/-. cil.

2. Me. \ii. 2(1. HoiTZMANN. \2'.i, admet néanmoins que le même sens est j)ossil)le dans ii, 26. Sciianz, \[/,\ 140, suppose ({ue l'exégèse rabbinique et Mare regaidaienl Abiathar comme le yrand-prètre, parce qu'il avait échappé au massacre des prêti-es de Nob, et s'était enfui avec l'épliod. Ce serait toujours de l/i;i(/!/;iili4: mais Vhafj(/acla pouvait-elle le regarder comme grand-prêtrtî avant la iiioil de son père Achimélek ?

if. m. 2: siipr. p. HH9.

i. Iloi/I/MANN, 24U.

■i. \ . 3. '(ùz àviyvfi)T£ xi zTzoir^'jz'j Aajj^o, /.TA. \ . .">. r] où/. avÉ^voTi iv r'o vojxdi xt/..

510 LKS ÉVA^r.ILES SViNOPTlQUKS

Mais la référence est beaucoup moins naturelle ; car. si l'histoire de David à Nob se lit en elFet dans la Bible, on n'en peut dire autant de la violation du sabbat par les prêtres ; la Loi parle seulement de services cultuels à exécuter le jour du sabbat ' ; Jésus, ou plutôt Tévangéliste, en conclut que la violation du sabbat est prescrite par la Loi ; mais cette déduction n'est écrite nulle part. Toujours est-il que le service du temple exige que les prêtres fassent, dans le temple même, le jour du sabbat, des travaux qui sont défendus ailleurs ; ainsi le temple dispense les prêtres de la loi sabbatique ; (( or, il y a ici plus que le temple ' » ; si le sanctuaire autorise ses desservants à transgresser la loi du sabbat, le Saint de Dieu peut bien en dispenser ceux qui le suivent.

Cet arg^ument a une toute autre signitication que le précédent ; le Christ n'en appelle plus à un droit naturel que corrobore l'exemple biblique du Roi-Prophète, mais à sa propre autorité, en se mettant au-dessus du sanctuaire de Dieu, après avoir mis le sanctuaire au-dessus de la Loi sabbatique. On peut douter que Jésus, a aucune époque de son ministère, mais surtout au commencement, se soit exprimé ainsi, dans un discours public, au sujet de sa dignité personnelle et de son autorité. Le propos aurait été jugé blasphématoire, puisque le temple, dans ce discours, représente le service de Dieu. Il est probable que la parole : « il y a ici plus que le temple », est imitée de celles qu'on lira un peu plus loin : < Il y a ici plus que Jonas, plus que Salomon ' ». Celles-ci ont une signitication plus nette, ayant rapport à des personnes. Autant l'exemple de David était probant, autant celui des prêtres l'est peu : les prêtres ont une raison de travailler pour le service divin ; mais en quoi les disciples qui arrachent des épis servent-il Jésus ? et comment son service réclame-t-il qu'on viole pour lui le sabbat ? N'est-ce pas l'évangéliste qui affirme, à sa manière, la prééminence de l'Evangile sur la Loi?

Le second argument ajouté par Matthieu est le texte d'Osée ' qu'on a déjà rencontré '. Il introduit une idée sans rapport avec les deux autres preuves, et qui se définit encore moins clairement que

t. Lév. XXIV, H\ NoMim. xxvui, 9-10.

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