Opinion de Holtzmann, /oc. cU
4. L'omission de : « et non l'homme pour le sabbat », dans Ss. {sui>r. p. 511, n. 3, pourrait peut-être s'expliquer aussi par ce motif.
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parce qu'elle ne faisait j)as valoir l'autorité du Christ. Il en était autrement de la seconde, et c'est pourquoi tous deux l'ont conservée ; mais Matthieu a cru devoir remplacer la première par l'argument qu'on a vu plus haut, et qui est conçu dans le même esprit que la sentence finale, tandis que Luc, ayant d'autres histoires sabbatiques à raconter plus loin, s'est contenté de la supprimer '.
1. Le lus. D, qui omet une partie de Me. 27icf.p. 511, n.3) transporte Le. o après le V. 10, comme conclusion du récit suivant, où la déclaration de Jésus motive peut-être mieux le mécontentement des pharisiens, et donne, à la place du v. 5, cette anecdote : t/, ïJtt; T,u.spa Gîaastaîvo; Tiva ipYarou.£vov t';) aa|ij5âTw ï\r.z'/ aÙTtô • av6o'')-£, îl ur/ oioa; -i ~o'.iiç, aay.â&ioç si, v. Oc ar, olSa;, £~t/.aTàpaTOç za-. -oLOT.'^-ii-r,; £1 Toj vo'ixoj. ('A. RoM. xiv, 14, 20-23. On peut ci'oire que l'anecdote est interpolée dans le texte de Luc : -.7, auxfi fjjxipa, qui se réfère à vi, 1. lait double emploi avec t(o aaJJIîatTto, cette dernière indication appartenant au texte |)rimitif de lanecdote, et la première étant pour un l'accord, assez maladroit d'ailleurs, avec le contexte; et de même la forme de vi, 6, dans D : /.al slci/M'/- -'ji ajTO'j T.i'Kvi v.z -'i^'i TjvaY'oyTjv in^^iroi iv f^ -jv àv6p'oT:o; çïjpàv H"/t')v -ï,v ynlpa^ trahit la retouche par l'intercalation irrégulière de crajîpa-io ; enfin, si le texte était original dans Luc, il est peu croyable qu'il eût disparu de toute la tradition, sauf D (Zahn, II. ■irtli, n. 16). Mais il ne faut pas dire que vi, ."i, est mieux après VI, i, qu'après vi, 10, et l'on fait une hypothèse absolument gratuite eu supposant que l'anecdote de D viendrait de Papias, ainsi que celle de la femme adultère dans Jn. vu, 53-viii, 11, et la finale de Me. xvi, 9-20 i'Zaun, Ioc. cil. . Rien n'empêche que cette histoire sabbatique ait eu, dans la source antérieure à Marc.laplacequilui est assignée dans D ; on l'aurait supprimée dans Marc, et remplacée par le v. 27, en anticipant la conclusion de l'histoire suivante, sur le Fils de l'homme maître du sabbat ; omise dans Marc, l'anecdote aurait été ignorée de Matthieu et de Luc, mais l'interpolateur de Luc dans D la lisait encore en son contexte paimitif. Dans Le. vi, 6, cet interpolateur suit de très près Me. Il, I : ne serait-ce pas que le document dont il se servait était ou représentait, pour ces histoires sabbatiques, la rédaction dont notre Evangile de Marc est, povu' les mêmes récits, une recension mutilée ? L'omission de l'anecdote dans Marc peut s'expliquer par une raison analogue à celle qui a fait supprimer l'histoire de la femme adultère : des consciences timides ont pu en être déconcertées. Il est très curieux que D omette, dans Me. 27, la réflexion : <( Le sabbat est fait pour l'homme, etc. », qui présente, sous une forme abstraite et atténuée, le même sens que l'anecdote ajoutée dans Luc, et qui se trouve occuper la place qui lui reviendrait dans Marc. De quelque manière ([u'oii explique ces faits, il reste toujours que la rédaction des traditions évangéliques a traversé |)liisieurs pliases, et subi des niodifications variées.
A. Loisv. — Ia's A'i'.v ;i (/ i7e.v synoptùfiies. 33
rjji LES ÉVANCIILKS SVNOl'TIQl F.S
Marc, m, 1. Et il Matth. \n, 1». Et Lie, vi, 6. Et il ;i(leiîtra une seconde t'ois partant de là, il xinl vint, un autre jour de en synagogue, et il y dans leui- synagogue; sabbat, qu'il entra dans avait là un honinie qui 10. et il s'y lrou\ait un la synagogue et enseiavail la main dessé- homme qui avait la gna ; et il y aA ait là un chée; "2. et ils l'obser- main desséchée; et ils homme dont la main vaient (pour voiri s'il linlerrogèrent, disant : droite était desséchée; le guérirait le jour du ■< Est-il permis de l'aii-e 7. et les pharisiens Fobsabbal, aliii de laccu- une cure le jour du servaient, (pour voir) ser. li. Et il dit à sabbat? >- afin de Tac- s'il ferait une cure le l'homme rpii avait la cuser. Il . I'>1 il leur dit : jour du sabbat, afin de main desséchée :« Lève- >< Qui est celui d'entre trou\er à l'accuser. <S. toi (lài au milieu. " i. vous qui , ayant une Et lui connaissait leiu's Et il leur dit : « Est-il seule brebis, si elle pensées, el il dit à permis, le jour du sab- tombait, le jour du sab- l'homme qui avait la bat, de l'aire du bien ou bal, flans une fosse, ne main desséchée : «Lève de faire du mal, de la prendrait et (la) reti- toi et tiens-toi (lài au sauver quelqu'un ou de rerait ? l'i. ( )r, de com- milieu. > 0. F]t Jésus le tuer? » VA ils gar- bien un homme l'em- leur dit : " .le vous daienl le silence. 5. Et porte-t-il sur une bre- demande s'il est perles regardant à l'entour bisi 11 est donc permis mis, le jour du sabbat, avec colère, tout aftligé de faire du bien le jour de faire (\u bien ou de <[e l'endurcissement de du sabbat. ■> 18. .Vlors il faire du mal, de sauver leur cœur, il dit à dit à l'homme :« Etends quelqu'un on de le l'homme : >< Étends la la main. » Et il l'éten- faire |)érir? " 10. Et les main. ■< El il retendit, dit , et elle redevint regardant tous à Tenet sa main redevint aussi saine que l'autre, tour, illui dit : ■ Etends libre. 0. Et les phari- M. Et les pharisiens, ta main. » Il le lit, et sa siens, étant sortis, étant sortis, tinrent main redevintlibre. II. tinrent aussitôt conseil conseil contre lui, afin l'^t ils furent remplis de avec les les hérodiens de le faire |)érir. fureur, el ils s entrecontre lui, afin de le tenaient ensemble dece faire périr. qn ils feraient à Jésus.
Ni le temps ni même le lieu de ce miracle ne sont rij^oureusement déterminés dans Marc, et, nonobstant les apparences contraires, ils ne le sont pas davantag^e dans les denx autres Synoptiques. Le tait se passe « en synagogue ' », c'est-à-dire, à la réunion du sabbat, dans une synagogue de Galilée; cependant, puisque Marc se réfère au miracle accompli dans la synagogue do Caphar-