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iiuûm, et à la première visite que Jésus y a faite ', il est proi^able qu'il s'agit ici de cette synag-ogue. La formule de Matthieu : (f Et partant de là, il vint dans leur synagog"ue »'-, est une transition qui marque un chang"ement de la mise en scène, non la succession immédiate des faits ' : comme l'anecdote précédente n'était pas localisée, on ne peut pas savoir d'où Jésus vient ; il arriverait d'une campag-ne non dénommée, à une synagogue qui serait celle des précédents interlocuteurs, à savoir les pharisiens: mais les pharisiens ne pouvaient avoir de synagogue particulière dans une petite ville de Galilée ; l'évang^éliste a dû penser aux Juifs de l'endroit où se trouvait Jésus, sans doute Gapharnaùm. où il lui attribue un domicile (ixe ' ; et s'il semble mettre ce miracle sabbatique le même jour que la discussion sur les épis, c'est qu'il se complaît dans ces sortes de groupements. Luc a conqnns qu'il s'agissait d'un autre sabbat ': en disant « la synagogue », il entend probablement aussi la synagogue de (Gapharnaùm, où a eu lieu la guérison du démoniaque ; il est seul à dire que Jésus enseignait, mais il n'a pas été téméraire en le supposant, puisque telle était la coutume du Sauveur. L'intérêt principal du récit est dans le dissentiment qui va s'accentuer de plus en plus entre Jésus et les pharisiens sur la question du sabbat.
Il y avait, ce jour-là, dans la synagogue, un homme dont une main était desséchée, c'est-à-dire paralysée. Luc veut savoir que c'était la main droite, comme il voudra savoir •' que l'oreille coupée au satellite dans le jardin des Oliviers n'était pas l'oreille gauche. L'infirme de notre récit avait cherché sans doute à se rapprocher de Jésus pour se faire guérir". C'est pourquoi des phari-
i. Le Hiot -scÀ'.v doit viser i. 21, i'S.
2. V. 9. /.x: aETapàç ÈxîîQev ïjÀO£v îî; t/,v Tjvayiyv/ ajTMV.