K SABBAT
série de laits qui vient d'être représentée, ayant pour objet de faire connaître les diflicultés suscitées à Jésus par les pharisiens sur la tpiestion du sabbat, anticipe au moins partiellement sur les événements qui vont être racontés ensuite. On conçoit aisément que les témoins de T Evangile, exposant les rapports du Sauveur avec les Juifs piétistes. aient groupé un certain nombre d'anecdotes relatives au sabbat, et aboutissant à cette conclusion : ainsi les pharisiens prirent Jésus en aversion et résolurent de le faire périr. La conclusion vise moins le récit précédent que toute la série; elle indique le dénouement final de la lutte entreprise par Jésus contre l'esprit pharisaïque ; on peut dire néanmoins qu'elle serait mieux amenée si elle venait après quelque parole marquant les prétentions messianiques du Sauveur '. C'est là ce qui pouvait inquiéter Hérode et ses partisans, à qui les pharisiens, qui ne les aimaient pas, n'ont pu recourir que devant un dang-er commun à tous. Si 1 on voulait y voir une indication positive, en rapport avec la date qui résulterait de son contexte, l'indication viendrait trop tôt. C'est probablement pour ce motif que Luc atténue la donnée de Marc, en ne parlant pas des hérodiens, et en signalant seulement des pourparlers entre les pharisiens < sur ce qu ils pourraient faire à Jésus- »; une entente des pharisiens avec Hérode sera supposée plus tard '. Matthieu retient le complot des phari.siens pour faire périr Jésus ; s'il ne parle pas des hérodiens, c est peut-être qu il aura été surpris de les trouver en Galilée \ où il ne parait pas soupçonner la présence d'Hérode lui-même '.
1. Noter la précision dr Mi;. (j. sapr. cil. p. ^>1H, a. i. el cl', supr. p. ol3, u. l, sur les retouches qui oui pu être faites dans ces récits. On retrouvera les hérodiens dans Me. xii, 13. ce qui permet de penser que le complot de Me. m, *), est originairement celui qui aboutit à la mort de Jésus. Cf. supr. p. oOtt.
2. y. 11. aÙToî oÈ 1-Àr|'3'ir,'jav àvota; ic'estcequi remplace les hérodiens de Marc , y.y.: o;3ÀàÀo-jv :roo; àÀÀrjXoj; t'. av -oirîax'.cv -lo 'Ir^io^j. Dans D, le v. o est rapporté avant cette conclusion, dont la fin se lit : /-.al oisàoyî^ovto -yj; à"/.Xv,w: ~oK â-ov.i'T'o'j'.v ajTov, conformément h Me fi.
.{. XIII, :^l.
f. (;f. wii. Iti. où Matthieu letienl, d "après Marc, la présence dhérodieas à .Jérusalem.
'"». (;r. xiipr. |). ».3i .