‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 429 sur 829 · Mr. V, .3-12; Le. vi. 2(»-2ti · texte numérisé non relu

Mr. V, .3-12; Le. vi. 2(»-2ti

t. Mt. vu, 24-2* ; Le. vi, i7-49.

LE DISCOLIIIS SUK LA MONTAGNE 5)^-'»

Matthieu a pensé écrire un traité complet de la justice chrétienne. En montrant le Christ sur la montagne, il a voulu rappeler Moïse sur le Sinaï. et opposer lune à l'autre les deux Lois : la lioi ancienne, imparfaite et provisoire, et la Loi nouvelle, parfaite et définitive. I/Evang-ile, la Loi du Christ, accomplit ' l'Ancien Testament, la Loi de Moïse et des Prophètes. Cette idée, totalement absente de Luc. domine tout le discours dans Matthieu. Les béatitudes ■ sont la promesse que le (Christ, au nom de Dieu, apporte aux sectateurs de la vraie justice. Les paraboles du sel et de la lampe ' font valoir la grandeur du rôle qui leur appartient en ce monde. Le thème fondamental du discours ' est développé dans la série d'antithèses ' où l'on voit les préceptes de la Loi perfectionnés jjar les préceptes de Jésus. Puis vient l'instruction sur la manière de faire trois œuvres de la justice : l'aumône, la prière et le jeûne '". Arrivent, en dernier lieu, les règ-les de cette justice : désintéressement à l'égard des biens terrestres: ne pas juger; ne j)as confier aux incroyants le secret de la communauté; prier avec confiance; faire aux autres tout le bien qu'on se souhaite à soimême '. Le discours s'achève par des avertissements sur la difficulté du salut, la défiance à l'égard des faux frères, la nécessité d une perfection qui ne soit pas en paroles, mais dans la pratique de ce que Jésus a enseigné '^.

Avec des éh'Mnents qui sont presque tous empruntés à la tradition la plus authentique, l'évangéliste a constitué une thèse qui lui appartient en propre, et il instruit lui-mèine. avec le Christ, les chrétiens de son temps. Peu soucieux de l'équilibre logique et littéraire de sa compilation, il ne s'est ])as borné à juxtaposer des instructions primitivement distinctes ; il a inséré dans les principales, ([ui avaient leur plan particulier, des levons relatives au même sujet, ou interpi'étées comme telles. C/est ainsi que l'Oraison

Page 1