et 1, n et n, 1 et 1, 2 et z
2. Cf. LiDZBAusKi, Nordsein. Epigraphik, 192. Cependant /oc? est ordinairement plus petit dans les insctiplions araméennes de cette époque.
3. y . 18. à;j-/|V yàp Ai-;") jaïv, v»; iv -apÉÀÔr] ô oùpavôç -/.aï f, yr,, '.foTa 3v v] ;x'a y.coaîa où [at, -apsÀOr] à-o toj vo'ao'j, iwç iv -avta yiviqTa'.. Ss. omet r\ \v.o. -/.spaïa. Quelques témoins mentionnent encore les Prophètes à côté de la Loi ; il parait certain, du moins, que révangéliste entendait ici par la Loi l'Ecriture, c'est-à-dire la Loi et les Prophètes du v. 17. Les interpiètes sont fort enibarrassés d'expliquer logiquement le rapport des deux itoç, en supposant que le V. 18 procède dune j)ensée unique (cf" Holtzmann, Ioc. cit.) : les deux sw; seraient coordonnés, le pi'emier faisant ressortir l'immutabilité de la Loi quant à la durée, et le texte signifie, en effet, que la Loi durera aussi longtemps que le monde, non pas précisément jusqu'à la fin du monde ; le second fonderait l'immutabilité de la Loi sur sa nature, qui réclame l'accomplissement. On ne peut nier la coordination grammaticale ; mais la phrase n'en est pas moins compliquée, et la coordination logique de l'observation indéfinie des préceptes avec l'accomplissement de la Loi par réalisation de prophéties et de types, ou même par voie de perfectionnement moral, est quelque chose d'incohérent. Amen s'emploie en hébreu pour confirmer la parole d'autru (réponse à prière, bénédiction, serment). Jésus, qui ne voulait pas de serment, semble s'être approprié cette expression pour donner plus de poids à ses assertions ; ce serait une particularité de son langage, et de là viendrait qu'on ne l'aurait pas traduite en grec. Dalman, I, 18.').
sèment par les pharisiens, et il ne s'ag-it pas de préceptes qu'on observe, mais de choses qui arrivent ; ni : « jusqu'à ce que tout ce qui doit arriver soit arrivé », jusqu'à ce que l'histoire du monde soit finie, car cela n'ajouterait rien à : « jusqu'à ce que la terre passe ». Le contexte montre qu'il s'agit des choses qui sont dans la Loi ; ce sont ces choses-là qui ne passeront pas sans accomplissement. Mais si telle est visiblement l'idée du rédacteur, elle est non moins visiblement adventice, vu que « ne pas passer » signifie rester en vigueur, non passer après accomplissement, et que la suite du discours, où il est uniquement question de préceptes à observer, fait abstraction de cet accomplissement des prophéties et types de l'Ancien Testament. L'évangéliste a donc voulu entendre d'une réalisation typologique ce qui avait été écrit de l'exactitude à remplir les prescriptions de la Loi.
Ce fait constaté, le verset suivant n'otTre pas de difficulté ' ; il continue et explique ce qu'on vient de dire touchant l'intangiliilité de la Loi, sans égard à la correction faite par l'évangéliste. On ne doit pas toucher à la Loi ; elle restera obligatoire jusqu'à la fin du monde ; cependant il y a précepte et précepte ; ceux qui s'émancipent des préceptes moindres ne seront pas pour cela exclus du royaume céleste, qu'ils ne laissent pas de rechercher et d'attendre, mais ils y auront la dernière place ; tandis que ceux qui auront gardé tous les préceptes, y compris les moindres, seront les plus grands dans le royaume des cieux. Singulière déclaration dans la bouche de celui qui n'a voulu connaître qu'un seul commandement où se résumait toute la Loi et les Prophètes ^ ! L'évangéliste a pensé y remédier par une glose développée, où revient son mot favori et son idée de <( justice » chrétienne -^ : « Car je vous dis que si votre
1. HoLTZMANN, loc. cU., fjui est disposé à admettre l'authenticité du v. 18, nie celle du v. 19 ; mais il ne semble pas qu'on puisse séparer lun de l'autre ces versets qui procèdent d'une même pensée. Le \ . 19 aide seulement à fixer le sens du v. 18, abstraction faite de âwç av Tîâvxa yÉvïiTa-., et montre qu'il faut entendre l'observation de la Loi au sens judaïque, non au sens évangélique de réalisation parfaite des volontés divines dont la Loi est l'expression.