V. 26. àfArjv X^yw doi
4. JûLiCHER, II, 24.5, dit impossible, et regarde comme primitif le sens de Matthieu.
5. Cf. J. Weiss, .500, où ce sens est donné comme étant celui de Luc.
LE DISCOURS SUR LA montagnf: 575
Le commencement de ce passage est modifié assez g-auchement dans Luc ', pour le rattacher à ce qui précède ; mais le développement n'offre pas de variantes considérables. La pensée de l'évangéliste n'en est pas plus claire. Il s'agirait d'échapper à un adversaire, non de s'arranger avec lui, avant d'arriver chez le magistrat. L'évangéliste a dû voir là une instruction sur la conduite à tenir en prévision du jugement de Dieu. 11 amène notre texte après une apostrophe aux gens qui comprennent les signes de la nature, et qui ne comprennent pas ceux du temps présent. Une transition artificielle est ménagée par la question : « Pourquoi n'estimez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? - » Cette interrogation ne jette pas grande lumière sur la suite. On peut admettre que l'évangéliste adopte l'idée d'une comparaison où serait fourni un exemple de jugement sain dans les intérêts de ce monde, avec application sous-entendue aux intérêts de l'éternité, et, dans cette hypothèse, la construction logique ne laisserait guère moins à désirer que la construction grammaticale ; ou bien Luc a pris le tout en allégorie, et voudrait signifier directement, en termes peu nets, les précautions à prendre pour le jugement divin , à moins encore que sa pensée n'ait flotté entre la comparaison et l'allégorie. Le discours est plus naturel si l'on suppose l'allégorie -^ En mettant ce petit morceau en rapport avec l'idée du jugement dernier, Luc a pu se rapprocher autant que Matthieu du sens primitif.
Matth. V, "27. « Vous avez entendu qu'il a été dit: » Tu ne commettras point d'adultère. » 28. Et moi je vous dis que quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis dans son cœur l'adultère avec elle. »
La loi défend l'adultère ^. Jésus la perfectionne en commentant
1. V. 58. w; ''àp 'jTciyi'.^ aExà toj àvTtOiZou iryj âjz'àoyovTa, Èv tt] 65(o ô6; Epyaatav àzriXÀâyOa'. à-' aùtoîj.