‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 467 sur 829 · Me. X, 2-12; Mt. xix · texte numérisé non relu

Me. X, 2-12; Mt. xix

A. LoiSY. — Les Évangiles synoptiques. 37

o78 LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES

mais une simple tolérance, et que la volonté du Créateur, qui doit faire loi parmi les candidats au royaume des cieux, s'oppose à ce que le mariage, une fois contracté entre deux époux, soit rompu. Le mari et la femme ont les mêmes droits et les mêmes devoirs, et la loi du mariage indissoluble implique celle de la monog'amie. C'est à ces déclarations de Jésus que le premier rédacteur du discours sur l'accomplissement de la Loi a dû emprunter l'instruction qu'il met ici dans la bouche du Sauveur. Luc paraît l'avoir compris ainsi, car il ne rapporte qu'une fois la parole de Jésus, d'après notre discours, mais dans une forme qui correspond mieux au récit de Marc, à la pensée du Sauveur, sans doute aussi au texte primitif du discours.

D'après Luc, celui qui renvoie sa femme pour en prendre une autre est adultère à l'égard de la première, et celui qui épouse une femme répudiée est adultère à l'égard du mari qui la renvoyée '. Par conséquent, le divorce est absolument défendu. Le texte de Matthieu n'est pas entièrement sûr : tout en défendant le divorce au mari, il n'en montre l'inconvénient que par rapport à la femme répudiée, observant que l'on serait adultère en épousant cette femme, mais non que le mari lui-inéme le serait aussi en prenant une autre femme -. Cette omission pourrait bien n'être pas involontaire. Du moins, la réflexion : « sauf le cas d'infidélité », qui a l'air d'une glose interpolée, et qui détruit en partie la déclaration générale, a été réfléchie. Elle autorise la répudiation delà femme en cas d'adultère de celle-ci, et laisse clairement entendre que le mari ofl'ensé a le droit de contracter un autre mariage, tout comme il a celui de renvoyer la femme coupable. Dans les idées du temps, l'un ne va pas sans l'autre. La même restriction sera introduite plus loin 'par

à;:ô àvopo; yaatov ^oiyvjv.. Ss. D omettent à;:o àvSpdç.

2. V. .32. âyà) 8ï Xéyd) 'j[jirv ot'. "à; ô à-oÀûrov t/|V yjvarx.a autoii TzoLpv/.-oç Àoyou -oo-,î'.'jLç r.o'.v. ajT7]v ;jLoi-/£j6?)vat (nBD, ce qui donne pour sens : " il fait qu'on est adultère avec elle » en l'épousaiit ; et cette leçon donne un meilleur sens que la leçon commune ao'.yàaOa-. : « lui fait commettre un adultère », attendu que la femme ne peut le commettre seule, et que la pensée va plutôt au second mari comme auteur de l'adultère), zai o; sàv à-oÀ£Àu|j.£vr,v ya;j.r;aY) aot/àTat. Ce dernier membre de phrase dit la même chose que le précédent ; il est omis dans D et plusieurs mss. lat. icf. xix, 9).

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