Mt. VI, t
2. V. l.-poai/ET£ 'xL. ajoutent oi) -:'/,■/ oiy.atoajvr^v jaov a/j ::rj:=i;v ï|a.-poaO£v T(ov àvOofoTZfov -poç TO OEaOrjvat aÙTOi;. Au lieu de O'./'.a'.ojJvrjv (XBD, it. vulg.), la plupart des mss. (déjà Sc.j ont ÈÀsriijioj'Jvriv. Cette leçon est influencée par ce qui suit immédiatement ; mais le v. 1 n'a de l'aison d'être que comme proposition générale; sinon il ferait double emploi avec 2-4.
3. Les LXX ont traduit quelquefois npfï par âÀîr)fAoaJvr|, et oizatocrJvr) s'entend de l'aumône dans Tob. xii, 9; xiv, 11 (cf. ii, 14. Dan. iv, 24 ; II Cor. ix, 9-10).
afin de relier linstruction sur les œuvres à ce qui a été dit antérieurement de la justice évangélique.
Matth. VI, 2. >i Lors donc que tu feras Taumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme font les hypocrites, dans les synagogues et dans les rues, afin d'être loués par les hommes : je vous (le) dis en vérité, ils reçoivent (ainsi) leur récompense. 3. Mais toi, quand tu fais Taumône, que ta gauche ne sache pas ce que fait ta droite, 4. afin que ton aumône soit dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera. »
Ceux qui atfectent de répandre leurs largesses en public sont des hypocrites qui n'ont pas réellement en vue la bonne œuvre, mais les louanges des hommes, une satisfaction d'amourpropre. Cette misérable récompense qu'ils poursuivent est, en vérité, tout ce qu'ils méritent, et ils n'en auront pas d'autre. Jésus peint la vanité de ces égoïstes bienfaiteurs, en disant qu'ils font sonner de la trompette devant eux ^ : cette trompette est métaphorique ; mais la métaphore est heureusement choisie. Les synagogues et les rues, endroits publics où les pauvres venaient solliciter la charité de leurs frères plus fortunés, convenaient à l'étalage d'une fausse générosité. Une autre métaphore, non moins significative, caractérise la discrétion de la charité sincère : que la main gauche ignore 1 aumône que fait la main droite. Pour que l'aumône soit méritoire devant Dieu, qu'elle soit exempte de toute recherche personnelle, et, afin qu'il en soit ainsi, qu'on l'entoure du secret le plus absolu. Les hommes ne la connaîtront pas, et l'on se passera de leurs éloges ; mais Dieu la verra et il ne manquera pas de la récompenser -. Il est très vraisemblable que Jésus entend par hypocrites les pharisiens; mais il ne les nomme pas, parce qu'il s'attaque aux défauts, non aux personnes. On ne saurait inférer de ce détail, peut-être purement rédactionnel, que la sentence a été prononcée au début de l'Evangile, lorscpie l'opposition des pharisiens au Sauveur n'était pas encore déclarée ^.
i. V. 2. [J.7) aaXntcrrj; ËjxTrpoaQÉv cjo'j.
2. Ss. et quelques autres témoins ajoutent èv xw çavepto à la fin du v. 4.