XV, 14 ; X
.3 Wernle, loc. cit.
4. IIoLTZMANN, 342. D'apfès Wellhausen, Le. 25, Luc voudrait dire que le docteur chrétien ne peut avoir autorité que par une pleine conformation à son maître Jésus. Sens chei-ché, que ne suggèrent ni le texte ni le contexte.
o. V. 39. L'emploi de telle formules marque assez souvent une intercalatiou, ou le passage d'une source à une autre.
dissimuler iaddition que Luc fait à la source, la trahit en montrant que révangéliste a méconnu le rapport log-ique du précepte concernant les jug-enients avec la métaphore du fétu et de la poutre. Reprise du discours, transposition des deux premières comparaisons, réflexion sui- ce qui est la perfection du disciple '. le tout doit être imputé au rédacteur, et résulte, en quelque façon, du commentaire qu'il a donné à la métaphore de la mesure.
Mattii. VII, 6. i< Ne donnez pas la chose sainte aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de crainte qu'ils ne les foulent aux pieds et ne se retournent (pour) vous mettre en pièces. »
Comme le Sauveur vient de réprimer le faux zèle pour la correction du prochain, Tévangéliste paraît compléter la leçon par une réflexion sur les personnes avec lesquelles il ne faut pas chercher de communion relig-ieuse, et dont un zèle même légitime n'aurait pas à s'occuper. Mais, si l'on voit bien pourquoi le rapprochement a été fait, il est encore plus clair que cette pensée n'est pas la suite naturelle de la précédente.
La chose sainte qu'on ne jette pas aux chiens - est un objet sacré, quelque pieux ex-voto, non de la viande offerte en sacrifice, car les chiens n'auraient pas fait difficulté de la dévorer. Chiens et porcs sont cités au même titre, comme bêtes immondes •'^, et il n'y a pas lieu d'y voir deux types différents d'hommes à éviter. Que l'on jette à ces animaux un objet sacré ou précieux, mais qui ne peut leur servir de pâture, ils se précipiteront dessus comme sur ce qu'on leur otïre à manger; puis, déçus, et après avoir piétiné dans la boue ce qu'on leur avait donné, ils se retourneront furieux contre celui qui les a imprudemment dérangés. La métaphore est des plus intelligibles, mais son application l'est beaucoup moins.
Etant donné que les Juifs employaient les noms de chiens et de porcs en parlant des Gentils ^, on pourrait voir là une défense de prêcher 1 Evangile aux païens. Si telle avait été la signiiîcation primitive de cette défense, il faudrait dire que lévangéliste ne la pas
1. Cf. ce qui est dit du disciple « bien formé », zaTTipT'.'jjj.ivo;, et I Cor. i,