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a. Me. X, 18; Mr. xix, 17 ; Le. xvui, 19. 6. Le. XVII, 10.
d'être exaucés, quand ils le prient, qu'un enfant ne 1 est quand il demande à son père la nourriture dont il a besoin.
Luc n'a pas voulu dire : « le Père qui est au ciel », et il a écrit : « le Père qui » est « du ciel », ou « qui » donne exaucement « du ciel 1 ». La sing-ularité de cette locution prouve à la fois que Lévang"éliste a trouvé dans sa source la formule de Matthieu, et qu'il n'a pas voulu la conserver. Il a pu supprimer « votre » pour faire mieux ressortir le caractère universel de la paternité divine ■^' ; mais ce ne doit pas être uniquement pour sig-nitîer l'orig-ine des dons divins qu'il dit « du ciel », au lieu de u dans les cieux » ; il a dû trouver que « le Père aux cieux » sentait l'anthropomorphisme. Aux « bonnes choses » que Dieu donne il substitue le Saint-Esprit •^, comme le principal des dons célestes : il détruit ainsi l'équilibre de la comparaison. La préoccupation d'introduire l'Esprit saint en cet endroit, où rien ne le réclame, donnerait à penser que l'on a pu vouloir aussi le mettre dans 1 Oraison dominicale '. La leçon générale du discours reste la même : la bonté de Dieu g'arantit l'efficacité de la prière. Toutefois ce n'est peut-être pas uniquement pour exalter le don- spirituel, que Luc n'a pas retenu « les bonnes choses », mais par une sorte de désintéressement à l'éj^ard des besoins matériels, qui n'est pas dans la note du discours primitif.
Matth. vu, 12. « Donc tout ce (Luc, vi, 31. k Et comme vous que vous voulez que les hommes voulez que les hommes vous vous fassent, faites-le-leur vous- traitent, ainsi traitez-les vousmêmes ; car c'est la Loi et les Pro- mêmes. » i phètes. »
Cette sentence a, dans Matthieu, l'apparence d'une conclusion g'énérale ; cependant elle ne peut se relier à l'instruction qui précède, puisque celle-ci ne concerne pas les devoirs envers le prochain. Elle ferait plutôt suite à ce qui a été dit contre les jugements téméraires. Mais rien ne prouve que telle ait été sa place orig-inelle.
1. Mt. 11. 0 Tûar/jp Oawv ô iv toîç ojsavo?;. Le. 13. ô r.x-'i^^ i; oùoavoj.