‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 522 sur 829 · Mt. 23. /.olI 10X3 6[j.oÂoy7^'jo> aù-oT;. Cf. x · texte numérisé non relu

Mt. 23. /.olI 10X3 6[j.oÂoy7^'jo> aù-oT;. Cf. x

A. LoiSY. — Les Evangiles synoptiques. 41

expressément question, tout comme en détournant l'application sur ses contemporains, Matthieu a modifié beaucoup la physionomie du texte primitif, bien qu'il en ait retenu l'esprit '.

Matth. vu, 24. n Quiconque donc entend ces paroles que je dis, et les pratique, sera comparable à un homme saj^e qui a bâti sa maison sur le roc : '2b. la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé, ils se sont précipités sur cette maison, et elle ne s'est pas efîondrée ; car elle était fondée sur le roc. 26. Et quiconque entend les paroles que je dis, et ne les pratique pas, sera comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable : "27 . la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé, ils se sont rués sur cette maison, et elle s'est e'îbndrée ; et c'a été une grande chute que la sienne. »

Luc, VI, 47. <i Quiconque vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique, je vais vous montrera qui il ressemble : 48. il ressemble à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé très à fond, et a posé le fondement sur le roc ; une inondation étant survenue, le ileuve s'est rué sur celte maison, et il n'a pu l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie. 49. Mais celui qui entend et ne pratique pas ressemble à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement ; le torrent s'est rué sur elle, et elle s'est écroulée aussitôt ; et la ruine de cette maison a été grande. »

Cette comparaison est développée de manière à former presque une parabole proprement dite. Il n'y a C{u'une parabole -, et non pas deux ; car les deux exemples se conditionnent l'un l'autre, et la leçon qui en résulte ne serait pas complète avec un seul. Le cas n'est pas le même que pour les paraboles des Cent brebis et de la Drachme perdue, dont la morale est identique, mais résulte de

t. Noter l'emploi du mot àvoiAÎa dans la formule oi èpyai^oaevot t/|V àvo[i.tav. Le. XMi, 27. èpyccTat àôix.t'a;. Luc a quatre t'ois àoi/t'a, jamais àvou.ta. Matthieu a quatre fois àvoat'a jamais àotx'a ; les trois autres passag-es sont xin, 41 ; xxm, 28 ; xxiv, 12. Mais si le mot paraît avoir un son antipaulinien, ce qu'il vise n'a rien de commun avec le paulinisme ; l'àvotxîa de Matthieu est le contraire de sa oizaio- TJvr,, de la justice ou de la loi chrétienne ; et comme celle-ci est conçue par analogie avec la Loi mosaïque, celle-là est conçue aussi par analogie de l'infidélité à la Loi de Moïse, sans se confondre avec elle. Dans notre passage, le seul commun aux deux Évangiles, le mot àvoaia a dû être choisi par Matthieu, et ce n'est pas Luc qui l'a corrigé en àov/.ia.

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