Cf. JÛLICHEK, II, 2G
foi, et qui n'en vit pas, resseml)le à un honinu> qui a bâti sur le sable.
Le sort des deux maisons est bien décrit dans le premier Évano-ile, et avec un plus juste sentiment de la couleur locale que dans le troisième. Luc a pensé au débordement d'un fleuve ^ tandis que Ton voit dans Matthieu les torrents subitement grossis -, comme il arrive fréquemment en Palestine. Que l'évangéliste ait song-é à la fureur des persécutions, et interprété la parabole en allégorie 3, il est permis d'en douter. 11 reproduit une description vivante de la tempête à laquelle résiste ou succombe la maison, selon qu'elle est bâtie sur le roc ou sur le sable. Luc tend à raconter l'histoire de deux hommes et de deux maisons, et, dans l'ensemble, il a dû retoucher plus que Matthieu la donnée de la source. La morale de la comparaison, qui la désignait pour servir de conclusion à un discom^s est facile à reconnaître dans les deux recensions : écouter et ne pas faire est chose aussi fragile et dangereuse en religion que de construire sans fondations une maison exposée à la fureur des éléments. Et l'application, sinon la matière de la comparaison '', a son originalité.
Mattii. vu, 28. Et il advint, c|uanfl Je- bue, vu. 1. Après qu'il
sus eut terminé ces discours, que la foule eut achevé de faire enlen-
était surprise de son enseignement ; car il dre ces discours au peuple,
les intruisait comme ayant autorité, et non il entra à Capharnaiim. pas comme leurs scribes.
Matthieu a voulu marquer l'effet produit par les paroles du Sau- A^eur, et le décrire même dans une phrase solennelle, afin que la con-
1. V. 48. -ÀY|a[j.-jpri; oï Yavouévr,; ;:pfjaip/,?tv o -OTa;a.o;. Ss. n"a [)as ota to zaÀfoç
2. V. 2''>. y.cul -/.aTsÇr, fj [ipo/', xai ï|ÀOov oî -ora'xoî.