‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 541 sur 829 · Cf. Me. VI · texte numérisé non relu

Cf. Me. VI

2. aJ£î 6 èpyd[j.£vo;, r] éteoov -pojoo/.fojjLcv ; les termes de la question sont identiques dans Mt. 3, et Le. 19, 20, sauf que Luc remplace i-joov par àlÀov (dans le texte ordinaire, car kBL ont aussi ÉTspov dans Luc). Sur « celui qui vient », cf. Hébr. X. .37. L'emploi de '< venant » comme désignation messianique se rattachait à différents textes de l'Ancien Testament, surtout au Ps. cxviii. 26.

miracles, g-uérissant plusieurs malades et possédés ', accordant la vue à de nombreux aveug-les. Le relief donné à ceux-ci tient à ce que les aveugles sont nommés d'abord dans la réponse du Sauveur. La notice est surajoutée au texte de la source ; c'est une véritable interpolation. Et il n'est pas moins évident que , pour le fond, l'évangéliste ne puise pas ce renseignement dans une tradition quelconque, écrite ou orale, mais qu'il le suppose fourni par le discours de Jésus. Puisque le Sauveur dit aux messag-ers de raconter ce qu'ils ont vu et entendu, c'est donc qu'ils ont été témoins de certains miracles, et qu'ils en ont entendu raconter d'autres ; la première catégorie est la plus nombreuse ; elle comprend les g-uérisons d'aveug-les, de malades et d'intirmes, qui correspondent plus ou moins aux lépreux et aux boiteux dont parle Jésus, de possédés, qui correspondent aux sourds-muets - ; restent seulement, comme miracles connus par ouïdire, les résurrections de morts, l'évang-éliste ayant pensé sans doute que Jésus n'avait jamais ressuscité plusieurs morts le même jour ; il n'aura pas voulu non plus insérer dans ce récit l'histoire du ressuscité de Nain, ce qui aurait brisé l'économie de la narration; mais il l'a mise le plus près possible, de façon que ce miracle préliminaire complétât l'énumération de la notice. Histoire et notice forment le commentaire que Luc a voulu donner à la réponse de Jésus. Matthieu a entendu cette réponse de la même façon, mais la combinaison rédactionnelle qu'il avait adoptée le dispensait de g-lose explicative. Les deux évangélistes ont interprété la réponse du Sauveur comme un appel aux miracles qu'il avait faits, sans égard particulier à ce qui semble avoir été pour Jésus le principal, à savoir l'évangélisation des pauvres.

Si l'on suit leur pensée, Jésus aurait attiré l'attention de Jean sur les faits qui avaient provoqué sa demande, et lui aurait présenté les miracles comme des œuvres messianiques, se référant implicitement aux prophéties anciennes, surtout au j)assage d'isaïe '^ : « z\lors les yeux des aveug-les se dessilleront, et les oreilles des sourds s'ouvriront, le boiteux bondira comme un cerf, et la langue du muet prononcera des chants de joie. » Jésus aurait complété

1. V. 21. èv Èxcivr, -fj (opa èfJïpâ-euCTEV -oÀÀoy; à-ô vduwv xal [i.acjTiy'jjv y.al 7Uv£U[Aâ-

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