Cf Maldonat, I
2. V. 4"). oGtoj; ïazoL'. xal tt; ytvsà TajTr, tt, -rm^ç^i. Cf. v. 3t). ysvîà "ovrjpà /.al [jLOi/aX!ç.
BEELZEZOUL 717
a pu en tirer provisoirement, tout comnie un possédé qui, momentanément délivré, retombe au pouvoir de démons plus méchants que le premier. Celte idée semble ressortir aussi de la parole que Luc a voulu amener ensuite : (( Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique ». S'il avait voulu sig-nifier que les exorcismes juifs ne produisaient pas de guérison durable ', il aurait néglig'é de dire le principal de sa pensée "^.
Mais la description de la rechute est à considérer en elle-même, indépendamment de toute combinaison rédactionnelle, et rien ne justifie une interprétation métaphorique. L'idée morale de la rechute dans le péché n y est pas plus représentée que les destinées d'Israël. Pas un seul trait ne signifie la domination du péché sur Tàme coupable, et il importe peu que la possession corporelle soit conçue, jusqu'à un certain point, comme la conséquence de la possession spirituelle. On ne voit pas quel rapport il y aurait entre la maison nettoyée et le tempérament moral d'un pécheur, non plus qu'entre l'expulsion du démon et l'impression produite sur les Juifs par Jean-Baptiste \ L'ensemble et les détails du récit ne reflètent que les conceptions populaires touchant la possession physique, d'où résulte l'aliénation mentale, et touchant les coutumes supposées des démons. Quand un esprit impur, chassé par la vertu de l'exorcisme, est sorti de l'homme ^ dont il avait fait sa demeure et son instrument, il se trouve comme au dépourvu ; errant, il s'en va dans le désert, séjour originel et domicile régulier de ces êtres dangereux ; il y recherche une habitation commode et paisible ', et le désert, où il n'y a pas d'hommes, ne lui olFre rien d'aussi avantageux que ce qu'il a quitté, la créature humaine où il avait pris son logement; il s'en revient donc et il trouve son ancienne maison toute propre et parée '', Matthieu dit d'abord (( libre ^ » ; la maison avait acquis toutes ces qualités par le fait de son absence ; en la voyant si avenante, il juge bon de ne