Me. II, 13; m
2. Cf. Me. III, 9. Lire st; rô -Àotov (D)dansiv, 1 ; c'est par négligoncede copiste et conformation à Matthieu que l'article manque dans nBCL, etc.
3. ScHANZ, Mt. 168. xai TîâXiv f^p^axo oioàa/.siv Tzapa, tt)v ôàXaaaav ne marque pas le commencement d'un discours particulier, mais, d'une manière générale, le recommencement delà prédication au bord du lac.
4. V. 2. èv xapapo/ai; ne signifie pas « dans les paraboles suivantes », mais « par voie de paraboles », ou « paraboliquement ». Cf. m, 23; xii, 1.
5. La formule âv -rf) oioa/J aÙTOj, si elle visait la forme parabolique de l'enseignement, ferait double emploi avec sv TiapaxpoXzïç ; elle introduit l'instruction suivante. Cf. xii, 38.
du hic, et que l'épisode cpi'il décrit ne se place pas le même jour que la venue des parents du Sauveur et la controverse avec les pharisiens. Luc la compris ainsi, puisqu'il transporte dans un autre contexte la parabole du Semeur avec le récit qui la prépare. La dépendance de Matthievi à l'égard de Marc apparaît dans la mention de « la maison » : il n'a pas été question auparavant de cette maison dans le premier Evang-ile, mais Marc en a parlé, et le rédacteur, influencé déjà par lui dans le passag-e relatif à la famille de Jésus ', se sert encore ici d'une donnée qu'il lui emprunte, bien qu'il ait négligé ou n'ait pas trouvé bon de la mettre d'abord à sa vraie place, avant la guérison du démoniaque sourd et aveugle. On remarquera la gaucherie de ce début, où l'on fait asseoir Jésus deux fois avant qu'il commence à parler, quoique, dans la pensée du narrateur, Jésus ne s'asseye que pour enseigner' : la première indication : « il s'assit près de la mer », anticipe maladroitement sur la seconde : « il s'assit dans une barque ■^ ». Cette barque ne dit rien à Matthieu ; dans la tradition de Marc, c'était « la barque », et l'on devine qu'elle avait place entre les plus chers souvenirs des disciples. Dans son introduction au discours des paraboles, Matthieu imite celle qu'il a faite au discours sur la montagne : il n'y a pas lieu de s'en étonner.
Luc, en transposant la parabole, a dû changer la mise en scène. Il vient de raconter l'histoire de la pécheresse et de décrire en général les courses apostoliques de Jésus, accompagné de ses disciples et des saintes femmes ; sans marquer autrement les circonstances de temps et de lieu, il dit que Jésus prononça la parabole du Semeur devant une foule nombreuse, qui était venue des villes successivement évangélisées par lui ^. S'il ne parle pas du lac et de la barque, c'est qu'il a anticipé ces détails dans le récit de la pèche miraculeuse ^. Gomme il rapporte ensuite l'anecdote