‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 596 sur 829 · Cf. supr. p · texte numérisé non relu

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2. Cf. Mt. V, 1. Ondii-ait que la premièreindication, reproduitede rintroduction au discours sur la montagne, est pour marquer la solennité de la circonstance, et que la seconde est prise de Marc, comme indication de fait.

3. V. 2. dç -Àoiov. La leçon xo tûXoïov se trouve dans un grand nombre de mss. ; si elle était authentique, elle attesterait l'influence de Marc.

4. Cf. V. 4. Tojv ■/.■x-'t -o'a'.v £7rî-opS'JOU.£vwv, et V. 1, aùxoç okôosjsv -/.axa -dXiv xal y.()')|j.T|V x.rjO jjjfov.

a. Cf. Le. V, 3; supr. p. 440.

concernant la famille de Jésus, et que la mère et les frères du Christ se tiennent « dehors », on pourrait croire qu'il a fait prononcer la parabole dans une maison ; mais l'introduction suppose au moins que Jésus a parlé en plein air, et l'incohérence que présente la localisation des deux récits provient des transpositions opérées par l'évangéliste. On n'a pas besoin, pour expliquer la brièveté de l'introduction, d'admettre que Marc et Matthieu auraient amplifié les données d'une source antérieure, dont Luc ou sa source particulière dépendrait directement '. L'existence de cette source paraît certaine : Marc y a pris le Semeur; mais ni Luc ni Matthieu ne semblent réclamer d'autre source que Marc ^. 11 est probable que la source primitive, le recueil de discours, ne contenait que la parabole, sans introduction ni commentaire.

L'apostrophe : « Ecoutez ! » a une signification particulière dans Marc, elle est en rapport avec la conclusion : « Qui a des oreilles pour entendre entende ! » et les deux correspondent à l'idée que l'évangéliste se fait des paraboles : propos mystérieux que le commun des auditeurs est incapable de comprendre, et qui réclameraient une attention spéciale, même des plus intelligents, s'ils étaient bien disposés. Matthieu et Luc retiennent la conclusion, mais ils auront trouvé que l'apostrophe du début surchargeait inutilement le récit. Si ces formules sont primitives, elles étaient, dans la bouche de Jésus, un simple appel à l'attention des auditeurs 3.

La parabole est empruntée aux conditions de la vie champêtre et de l'agriculture palestinienne. Elle met en scène le « semeur », qui (( est sorti » de chez lui « pour semer ». Selon la lettre, le semeur est l'homme dont la fonction est de semer, et qui peut être désigné ainsi comme un individu déterminé, au lieu qu'on dise : « un semeur », quoique la parabole décrive un fait commun sous l'apparence d'un cas particulier. Mais comme les évangélistes, et Marc le premier, entendent la parabole allégoriquement, voyant dans le semeur Jésus lui-même, c'est peut-être pour ce motif qu ils

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