Cf. JiiLicHER, II
3. V. .3. à/.oj£r£. îôoj iÇ^XGsv ô a-£tpov T-Etpat. D omet ajzHtpat ; Ss. ajoute rov a;:ôpov; cf. Le. 5. Matthieu omet àxojsTE ; Lac omet de plus î5ou. Pour d'autres exordes, cf. Me. iv, 24, 30.
ne disent pas « un semeur », le Christ étant le semeur par excellence '. De même , on peut croire que Luc dit : « semer sa semence ' », parce qu'il veut faire songer à la parole évang-élique, à la semence jetée par l'unique Semeur. En soi, le semeur est vin semeur, et la semence, du grain, plus précisément du blé. Le semeur jette son g-rain à la volée, et il en tombe sur le chemin qui avoisine le champ, non pas, comme on a voulu quelquefois l'entendre, sur les bords du champ qui avoisine le chemin 3. Ce grain est mangé par les oiseaux. Luc ajoute, en manière d amplification descriptive, qu'il est foulé par les passants; on pourrait néanmoins soupçonner dans ce trait une intention allégorique ^ ; mais l'évangéliste n'a eu aucune préoccupation de ce genre en écrivant : « les oiseaux du ciel », au lieu de dire simplement : « les oiseaux ■' ». Il tombe aussi du grain sur des endroits pierreux, où il y a une couche très mince de terre végétale; le grain n'en pousse que plus vite, mais il est brûlé presque aussitôt par le soleil. Luc substitue « la pierre » à « l'endroit pierreux » ; il ne semble pas avoir vu le rapport établi entre le peu de terre et la germination rapide ; il se représente le grain sur des pierres où il peut germer, pour être aussitôt desséché '' tante d'humidité ; mais ce grain aurait été dans les mêmes conditions que celui du chemin, et mangé par les oiseaux. Luc paraît mal connaître ce qui se passe dans les cliamps de Judée ; Marc le sait, et il n'est pas vraisemblable que la donnée du second Evangile ^ soit un développement surajouté à celle du troisième. D'autre grain tombe dans les épines, germe et dure plus longtemps, mais sans arriver à maturité, parce que les épines