‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 622 sur 829 · xaOfoç rjôûvavTO àxoustv · texte numérisé non relu

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LKS PARABOLES T7.*>

persuasion quil ôcrit : <' selon qu'ils pouvaient entendre », ne sonu^eant pas encore que les paraboles avaient pu être dites pour n'être pas du tout comprises. On ne peut aller plus loin, et supposer que ce rédacteur, abstraction faite de l'explication réclamée pour la parabole du Semeur, aurait pensé que le genre parabolique était eu soi une accommodation de la vérité évangélique à l'enseignement du peuple, une pareille considération, naturelle pour nous, n'étant pas de celles dont la tradition a pu se préoccuper.

Mais la réflexion c[ui vient ensuite : « et il ne leur parlait pas sans paraboles », correspond à ce qui a été dit sur la destination des paraboles à l'égard des Juifs : elle est également j)rise en dehors de la réalité, sans ég^ard à ce que, même dans Marc, on trouve des instructions au peu])le qui ne sont pas en paraboles, et que la prédication du Sauveur n v apparait aucunement subordonnée à l'intention d'endurcir ceux à qui elle s'adresse. L'auteur de la remarque, voyant l'abondance relative des paraboles, n'a pas trouvé le moindre inconvénient à dire que Jésus, pour assurer 1 accomplissement des desseins providentiels, n'avait jamais dit au peuple que des paraboles, des énig-mes ([uon ne pouvait ccuiipi-endre. Cette indication vient donc en contradiction avec celle qui précède ; mais le rédacteur a pensé eorriger l'une par l'autre, en attribuant à la formule : « selon qu ils pouvaient entendre », le sens artificiel que le commentateur est obligé de lui donner, s'il veut concilier les deux indications. L'ohiervatiou finale : u mais il explitpiait tout en particulier à ses propr.'S disciples ». pourrait, à la rigueur, se rattacher à la première indication, et signifier que, le peuple entendant les paraboles selon (juil en était capable, les disciples recevaient à part tous les éclaircissements qu ils pouvaient souhaiter. Mais les termes semblent plutôt choisis par rapport à la seconde indication : Jésus ne dit que des paraboles eu pul)lic, et il explique tout en particulier à ses j)ropres disciples, non à d'autres personnes.

Matthieu a coimu la conclusion de Marc dans la forme oii nous la lisons, mais il y a fait certaines retouches cai'actéristiques. Il se borne à viser les paraboles qu il a reproduites : <( Jésus dit tout cela en paraboles à la foule ' » ; il n'ajoute pas : <( selon cpi ils pouvaient entendre ", parce quil a trouvé, avec raison, que cette donnée s'accordait mal avec la théorie générale de l'endurcissement voulu;

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il retient sans hésitation, bien qu'elle soit contredite par les longs discours publics de son Evangile, la remarque : « et il ne leur disait rien sans parabole ' », mais ce n'est pas, comme dans Marc, pour accentuer la réprobation des gens qui ne doivent pas connaître les secrets du royaume, c'est parce qu'il a vu le moyen d'y ajuster un passage des Psaumes où est le mot >' paraboles ». Il ne songe plus à l'aveuglement des Juifs : les paraboles ont une autre raison d'être, l'accomplissement d'une prophétie messianique %

La citation est prise du psaume lxxviii, d'après les Septante '■ pour le commencement, et en se rapprochant de l'hébreu pour la tin. Ce psaume est attribué par son titre à Asaph, personnage que la ('hronique met au ])remier rang des lévites préposés par David au culte de l'arche, et quelle cpialitie aussi de « voyant '' ». Mais, outre que l'évangéliste aurait plutôt songé à David, ce n'est pas pour cette raison que l'auteur du passage est appelé prophète, c'est parce qu'il était inspiré de Dieu, et que son texte est une prophétie. Quelques témoins ' nomment Isaïe, et, si cette lecture était primitive, on devrait y voir une erreur de mémoire, ou plutôt une distraction de l'évangéliste. L'addition s'expliquerait par une bévue de copiste"; mais l'omission ne serait pas moins facil*^ à expliquer, comme une correction voulue d'une faute incontestable et facile à vérifier". Dans la pensée du psalmiste, la « parabole "

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