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'A. .liiiJCHiou, loc. cil.
i. Dpinioii de Wicllhacsen, Ml. 7(t.
78i LBS ÉVANdlLES SVNOPIIQL 12S
somme d'argent assez considérable, que l'on peut supposer enfermée dans un vase ou une caisse, était caché dans un champ; par qui et depuis quand, on ne le dit pas, et il est sous-entendu que nul ne connaissait plus hi présence de ce trésor en ce lieu. Un homme, par hasard, trouve la cachette, sans doute en travaillant la terre, et l'on peut supposer que c'est quelque travailleur libre, un mercenaire emplové pai' le maître du champ. Cet homme se g'arde bien d'ébruiter lafFaire, parce que la trouvaille, aussitôt signalée, reviendrait au pro])riétaire, mais il recouvre soigneusement le trésor, de façon que l'on continue d'en ignorer l'existence; il s'en va, joyeux ', faire argent de tout ce qu'il possède, afin d'acquérirle terrain, en offrant au propriétaire un prix avantageux ; par ce moyen, que les gens non instruits ont pu juger déraisonnable, il acquiert le champ et le trésor.
L'acte de cet individu n'est ni loué ni blâmé : au point de vue de la morale antique, il était discutable plutôt que condamné^; au point de vue de Jésus, (jui n'en critique pas la valeur, c'est ce que ferait, en pareil cas, un homme du commun, qui ne passerait ni pour scrupuleusement intègre ni pour voleur, (le n'est pas cette manière de s'enrichir qui est recommandée ; les sentiments de l'homme, la situation du trésor, n'ont rien de commun avec le devoir du vrai disciple et la réalité du royaume. La parabole ne comporte pas d'autre application (p.ie celle-ci : de même que l'homme au trésor a fait un bon marché en sacritiant son petit avoir, de même le croyant fait une excellente affaire en sacritiant pour le royaume tous les biens de ce monde; k ce prix, le royaume est encore donné pour rien.
Matth. xm, 45. " De même, le royaume des cieux esl comparable à un marchand'' qui cherche de belles ' perles; 46. ayanl trouvé une perlle 1res précieuse, il est allé vendre tout ce qu'il possédait, et it Vu achetée. »
1. \. ik /.a-, à-ci Tf|Ç /apà; ajioïj ■jt.x^^h. Le pronom aOtoi se rapporte à Ihommc, non au trésor; ir.ô rfj; /«.^à? marque la cause et le point de départ de la démarche ; cf. xiv, 2t>, à-o toO S''j'poj.