r. JïiLicHEu, II, 5s
•1. y. i5. àvOp(i)7:(') sijiropto. i.L v. ."12; wiii. 23; xx, I. xB omettent àvOp'rtr:».). Ss. « homme marchand ».
k Ss. omet zaÀojç. \'. Ml. D mss. lat. ornelteni Éva.
I,KS l'ARABOLKS 785
(>e marchand n'est pas cité non plus comme un prodige d'honnètelé, mais comme nn nég^ociant habile. Il cherche de belles perles pour son commerce, non pour les collectionner. Il en découvre une d un prix extraordinaire; comme il est censé pauvre et décidé à s enrichir par le trafic des perles, il ne veut pas manquer l'occasion qui se présente: il vend tout ce qu'il a pour obtenir la perle. Il n'importait pas au bul de la parabole de s'étendre sur la qualité du premier possesseur, ni sur les prolits ultérieurs du trafiquant. Mais on doit supposer que le détenteur de la pei-le n'était pas un marchand ; que l'acquéreur, tout en v mettant son bien, la payée au-dessous de sa valeur réelle, et qu'il la revendra à gros bénéfice '. Le premier possesseur, de la ])erle est dans les mêmes conditions que le premier propriétaire du champ dans l'histoire du trésor: mais le rôle de ces personnages est accessoiie dans la parabole, et l'on serait fort empêché de lui trouver une signification religieuse.
La morale du second récit est exactement la même ([ue celle du premier. (]e serait allégoriser {[ue de rattacher une leçon particulière k la manière ditl'éi-ente tlont les deux hommes acquièrent lobjet qu'ils convoitent -, comme si les démarches du marchand de perles se pro[)osaient à limitation: ni la parabole du Trésor ne signifie qu'on trouve le royaume par hasard, ni celle de la Perle qu'il faut le désirer pour Lobtenir; le mercenaire dans le champ ne pouvait désirer le trésor avant d en connaître l'existence, et il fallait être marchand et chercheur de perles pour discerner la valeur de la perle précieuse : les intentions des deux personnages ne sont aucunement édifiantes, puisque tous les deux ne se prop<»sent que de devenir riches, et n'ont pas de scrupule sur le choix des moyens. Leurs cas sont cités comme exemples de marchés oii l'on sacrifie le tout pour le tout, un tout de peu, pour un tout de valeur infiniment .supérieure. Ainsi en est-il du sacrifice que l'on fait de tous les biens et intérêts de ce monde k 1 obtention du royaume. Et il n'est pas insinué que le sacrifice absolu que demande le royaume soit éventuel ou conditionnel -^ ou bien la condition sous entendue est : si l'on veut acquérir ce bien infini du royaume, il faut y sacrifier tout le reste, l'acjjuisition du royaume impliquant le renoncement total. Le chré-