‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 632 sur 829 · V. 47. nâX'.v · texte numérisé non relu

V. 47. nâX'.v

2, Ss. Se. •■ un ui-aïul lilet ».

^. Lire, v. 4-H : rjv otc l-ÀrjGoi6T( àva 8'.|iâaavTc: ï-'\ tov aiy'.aXov x.aî x.scOt^ïvTi;. La leçon xal ir.': tov aiy.a/.ov zaOîaavTs; est pour laciliter la conslruclion. D (Ss), àvE|iipa7av aùxrjv.

i-. Ta /.aÀâ. 1), /.â/.Ài^Ta. Ss. Se. su[)poseiit philôl rà xaÀa x.aXoî, en [oiaettanl

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L'idée qui ressort de la parabole est que la séparation des bons et des méchants se fera au dernier jour ; la prédication de rEvangile ne va pas à constituer une société composée seulement de justes parfaits, mais à recueillir la masse sur laquelle s'exercera le juf^ement. Nulle place pour l'idée d'un dévelo[)pement lonj^- et progressif, dont le facteur essentiel serait l'activité morale des membres «lu rovaume. Que le royaume soit déjà présent, et que la gloire du rovaume reste seule à venir '. e'est ce qu'on ne peut g'uère déduire de ce court tableau ni de son application, car la perspective eschatologique n'est pas éloignée ; le véritable avènement du royavmie se fait par le jugement, qui correspond au triag-e des poissons; la pèche n'est qu'une opération préliminaire à ce triage, et qui lui est subordonnée ; de même la prédication de Jésus est le travail qui prépare le grand drame eschatolog^ique inauguré par le jugement. Jésus ne place pas le royaume dans l'hlvangile, et il ne décrit pas d'avance le jugement dernier: il définit, à l'aide de la parabole, le rapport de l'Evang^ile avec le royaume, rapport d'un moyen à une fin : et c'est la fin sipule qui donnera perfection n 1 œuvre.

Le commentaire de lévangéliste se détache aisément de la parabole -. Son attention se porte uniquement sur la fin. 11 entend par le <' bon " et le mauvais » ce qu'il entend par « bons et mauvais ^ dans la parabole du Festin, à savoir les bons et les mauvais chrétiens, ceux qui sont dignes de leur vocation, et ceux qui n'ont pas la vraie justice dont ils font profession. Sila parabole ne vise que le royaume, Matthieu déjà songea l'Eglise, qu'il reconnaît dans le filet. Jésus a jeté ce filet par la prédication de l'Evangile ; la mer est le monde ; le filet plein marque la plénitude des temps ; les pécheurs assis sont le (Christ, ses assesseurs et ses ministres, au jour du jugement, pi'incipalement les anges, exécuteurs des sentences irrévocables. Matthieu les représente, comme dans la parabole de l'Ivraie, débarrassant les justes de la présence impure et gênante des.

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