‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 633 sur 829 · lin.iCHiin, 11, "iOT · texte numérisé non relu

lin.iCHiin, 11, "iOT

2. C'est ce qui garanlil I .lulhenlic-ilé du IcxIl' cuiiiuieiité, v\. *7-}8. Hoi.tz- MANN, 2.")1, voit dans celle parabole un développeuient fondé sur Me. i, 16-17, les pécheurs dont Jésus lait des pécheurs (Tliommes. Mais la même analogie a pu fournir la parole du Christ aux pécheurs galiléens, et la parabole; celle-ci, très vivante, conforme à l'esprit de Jésus, ne semble pas dériver de celle-l;i par réflexion ou combinaison littéraire.

788 Li:S ÉVA.NUll.lCS SVXM'IIOI ks

méchants, qui sont précipités en enter. Le mauvais poisson sij^nilie donc la même chose que Tivraie. Il y a plus que de la subtilité à dire que l'ivraie fig^ure les bons qui se corrompent, et le mauvais poisson les indignes qui entrent dans la société chrétienne, et qui pourraient s'amender '. car l'ivraie est telle dès le commencement, et le temps compris entre l'ensemencement du champ ou le lancement du hlet, et la moisson ou le triage des poissons, n'est pas un délai accordé au repentir : c est le temps nécessaire pour que le blé mûrisse, pour que le tilet soit rempli, pour que l'Kvangile se répande. Les paraboles ne témoignent aucun intérêt pour les damnés, et l'on n'y envisage pas les conditions dans lesquelles ceux-ci auraient pu trouver miséricorde auprès de Dieu '. Dans [application originelle, ce n'est pas l'enfer qui est visé, mais l'exclusion du royaume; et il en sera de même dans la parabole des Vierges.

Math, xni, 51. « Avez-vous compris loul cela? » Ils lui direnl : ■< Oui » 52. Et il leur dil : " Ainsi doue, tout dorleur inilié au rovaunie des cieux est eomitarahle à un maître de maison (jui tire de son edllVc du neuf et de lancien. ■■

(jC passage a été convu par 1 évangéliste comme une conclusion générale pour le discours des paraboles. La question de Jésus peut être imitée de celle que le Sauvi-m- t'ait dans Marc ' avant d'expliquer le Semeur, et que Matthieu na pas reproduite en cet endroit. En faisant dire oui aux disciples, lévangéliste s'est dispensé luimême de joindre à chaque parabole un commentaire analogue à celui de l'Ivraie '. Les paraboles ont donc leur utilité pour les disciples ; elles ne sont pas si ol)scures que Ton pourrait croire, du moins pour eux, et ils en comjjrennent beaucoiq) sans explicati(»n. (Jes dérogations à la théorie de Marc sont celles qui ont été signalées plus haut. Les motifs d ordre logique et littéraire y ont contribué au moins autant que le sentiment de la réalité historique. Dailleui's Lévangéliste serait j)lutôt préoccupé de l'importance actuelle des paraboles que de leur signification pour les auditeurs

Page 1