‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 641 sur 829 · Me. I, 32-30 : I.c. IV. vO-U · texte numérisé non relu

Me. I, 32-30 : I.c. IV. vO-U

2. V. 22. iysvéTO ok h/ aià twv y,a3Ç(T)v /.%': aJTo; ;/:|5r, i:; -'/J>[t,'i i I^uc ne coniuiil [>as cette barque comme Marc ; cf. supr. p. 733 xal oi 'j.a.fiy-x': aJroj.

3. V. 3.S. zai Xr'£'. aJTO'.: iv ïy.-.'Mr, -f, T'j.ioi 'yl'.y.z "V/O'j.v/r-;

796 LKS ÉVANGILES SYNOPTIQUES

Ihistoire de la tempête ne se rattachait peut-être pas au discours des paraboles.

Ainsi donc Jésus quittait la rive occidentale du lac de Tibériade, aux environs de (^apliarnaûm, afin de gagner la rive orientale et de s y reposer, ou bien d'y prêcher. La dernière hypothèse paraît plus probable, quoique l'intention du Sauveur ne soit pas torniellement indiquée. Il ne semble pas que lopposition des Géraséniens à son séjour n'ait contrarié qu'un projet de retraite provisoire, car ce n'est pas uniquement sa présence, mais c'est surtout son activité que l'on veut écarter. Les évangélistes ont évité de nlettre cet échec en relief, et Jésus lui-même a pu se rendre compte, en voyant cette population qui était en partie païenne, ((ue le terrain n'étail nullement préparé.

()uoi qu'il en soit du motif, le départ sétail ell'ectué int)[)inémeut à la tombée de la nuit; et maintenant la bar({ue avançait lentement sous letTort des rameurs. Ce cjui suit va donc se ])as.ser en pleine nuit, comme l'Iiistoire de Jésus marchant sur les eaux '. Après une journée fatigante, le Sauveur, assis à l'arrière, s'était endormi, la tête appuyée « sur l'oreiller », c'est-à-dire le coussin des rameurs. Survient un grand coup de vent qui met les voyageurs en péril. « Il n'est pas rare de voir des rafales terribles s abattre, même par un temps parfaitement clair, sur ces eaux ordinairement si tranquilles. Les nombreux ravins ((ui, au nord-est et à lest, débouchent sur la partie supérieure du lac, sont comme autant de dangereux défilés dans lesquels s'engagent et s'engoulîrent les vents descendus des hauteurs du Hauran, des plateaux de la (îaulonitide et du somniet de l'Hermon. De telle sorte (|ue ces c<)ur;in(s, se déchaînant à l'improviste sur la petite mer de Génésareth, y soulèvent la plus elîroyable agitation ■'. » Envahie par les tlots, la barque de Pierre menaçait de sombrer. Et Jésus ne s'éveillait pas. Les disciples elfray es le tirent de son sommeil en l'appelant à leur secours. Le Maître se lève, commande aux vents et à la mer : les éléments se calment aussitôt. Mais les disciples ont eu tort de s'épouvanter; ils ont montré peu de foi, c'est-à-dire de confiance en Dieu; au milieu des plus grands dangers, ne sont-ils pas sous la garde du Père qui est aux cieux ? Cependant ils ne reviennent de leur crainte

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