‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 642 sur 829 · I.K Camis. Vir (lii \.-S. ./r!<ii!<-(:/irisl, I, ti · texte numérisé non relu

I.K Camis. Vir (lii \.-S. ./r!<ii!<-(:/irisl, I, ti

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(jue pdur tomber dans la stupeur de létoniieiuent. Le miracle qu'ils viennent de voir les déconcerte, et leur esprit ne sait à quoi se prendre pour en trouver lexplication. ils commencent à soupçonner que leur Maître est plus puissant, plus u-rand ([u'ils n'avaient cru.

L'appel des disciples olîre des ^ariantes dans les trois récits ' : il contient, dans Marc une nuance de reproche; il est plus pressant, et a pu être rendu tel avec intention, dans les deux autres Synoptiques; il exprime, chez. Matthieu, la demande de secours implicitement renfermée dans le cri de détresse rapporté par Marc et par Luc. Selon le premier Rvang'ile. Jésus éveillé, mais encore assis, hlàmelait les disciples de leur manque de foi, avant de se lever pour calmer la tempête, tandis que, d après les deux autres, il commence par apaiser les flots, et adresse un blâme aux disciples quand le dang-er est passé. On a pu trouver que l'apostrophe : <■ Pourquoi êtes-vous en crainte -' ? >' se comprenait mieux avant qu après la cessation du péril; la leçon donnée aux disciples a ainsi quelque chose de plus solennel, et la sécurité de Jésus, au milieu de l'oura- ^an. serait un exemple de la confiance recommandée aux disciples et un grand enseignement. Mais cette attitude n'aurait-elle pas aussi quelque chose d'étudié, qui sent le pédagogue ''. Le tableau de Marc est plus naturel. Jésus va au plus pressé, qui est de conjurer le péril ; il i)eut bien ensuite blâmer les disciples de leur crainte, car ils ne sont par revenus encore de leur terreur. L'expression de blâme est adoucie dans Luc '*. Jésus menace la mer, comme on le dit souvent de Dieu dans l'Ancien Testament ', et Marc '' repro- <luit les paroles qu'il lui adresse. G'e.st que la mer et l'ouragan ne sont pas conçus comme des élémeids matériels dont le mouvement

1. Mi;. 3iS. 'v.oàax.a/.:. oj 'j.tKi: no: o-i ano/./.Ja^Oa : Mr. i'.\. x.JoiH, aioaov, 7.~oWj util %. \a:. 24. ï-'.i-y.-y. iT.'.'j-y-.y.. 3tnoÀÀû[j.£0a. Noter la différence des vocatifs: y.Jp'.E, oi'ji.T/.'XKi . {-'.-jz-x-y., Ss. Se. omettent /.ai j-aJsavTo. dans I^c;. 24.

'1. Ml. 2ti. T'. o-.'.'k'j'. =772, 'iK'r'oT.'.'j'i)'.: Me. W. t; fJv.K')'. iQ-i : oj'-'') il l'i rriTTiv ■ selon xlil). it. t'ic. Dapi'ès AC. et la plupart di^s niss., -': oî'.ao'. Inzi <jj-'-k : n(o; Oj/. i/îTï "i'JT'.v ;

S. Cf. SCHAN/. Ml. 2t)l.

\. \ . 2;». T.'i'j f, ~\t::z Oa-ov : ■■ Apostroplie eliristiaiiist't' ■■ \\'i:i.i.iiai skn, l.r.

"1. I*s. wiii, |(i : (:i\, 7; cvi. '.t : Nah. i. t.

H. \ . 'M). '5<.'\-j.. Kl vi;i.'')3o. I) omet -.f^ ^ix/.xi'Sf^. en sorte (pie ci's [»aroles s'adrossciil au veiil : Mattliicn cl I.uc supposent la mention de la mer.

798 F.ES ÉVAN'GII.ES SYiNOPTlUl ES

est l'atal. mais comme un être vivant, une puissance hostile qui trouble la paix de la création. La menace de Jésus nest pas un geste oratoire ; il menace la mer et le vent comme il menace les démons, et pom- la même raison, pour la même fin. Un autre genre d'eilroi ' saisit les disciples en présence du miracle ; Matthieu parle d'étonnement - ; Luc '' associe les deux , comme s'il puisait à deux sources '. Au lieu de dire c les disciples », Matthieu dit « les homines ' » ; cependant il nu dû avoir en vue que les témoins du miracle, non pas ceux à qui on a pu le raconter; et comme il n'a point mentionné le départ dautres barques, on ne voit pas d'où viennent (< ces hommes », à moins que ce ne soient les gens du bateau, c'est-à-dire les disciples, désignés par un terme généraL parce que, dans la circonstance, leur qualité n'importe pas.

« Tertullien dit que la barque dans laquelle le Sauveur monte était la figure de l'Église, qui est agitée dans le siècle comme en une mer, par les tlots des tentations et des persécutions ; que le Seigneur est comme endormi i\ cause de la patience qu'il fait paraître dans le temps de cette vie; mais que. dans la fin des temps, étant comme réveillé par les prières de saints, il arrêtera la fureur du siècle et rendra le calme à ses serviteurs ''. » 11 y a déjà quelque chose de cette interprétation allégorique dans l'esprit même de la narration, et sans doute aussi dans la pensée des évangélistes; mais, si l'on peut soupçonner quelque arrangement dans le tableau, la vraisemblance des traits principaux et le lien qui rattachait ce fait au suivant dans la tradition primitive ne permettent guère d'en contester l'historicité substantielle. Alléguer que la nature est aveugle et sourde serait puéril, attendu que, la question du miracle écartée, on ne saurait prouver que la succession de ces trois incidents : tempête, menace de Jésus, apaisement de la tempête, soit impossible et n'ait pas été réelle.

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