‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 658 sur 829 · IX, 32-34 ; supr. pp · texte numérisé non relu

IX, 32-34 ; supr. pp

son repas; il n'est pas question de la foule, dont la présence est nécessaire pour encadrer la g-uérison de l'héniorroïsse. Le récit est beaucoup plus court que celui.de Marc, et l'on a supposé que cette forme abrégée pourrait être celle d'une source primitive antérieure à Marc ' : hypothèse fondée sur de faibles indices, et peu vraisemlîlable, attendu que le récit de Marc est homog-ène. et que les variantes et omissions de Matthieu trahissent les préoccupations du rédacteur, assez disposé à g'ag-ner pour les discours la place qu'il économise dans les récits.

Luc dépend de Marc. La résurrection de l'enfant et la g;uérison de l'hémorroïsse étaient deux faits étroitement associés dans le souvenir traditionnel, et leur rapport historique ne semble pas contestable.

Jésus donc instruisait la foule, auliord de la mer, quand un chef de synagog-ue, sans doute un des anciens - qui surveillaient le service religieux dans la synag-ogue de Gapharnaûm, ou bien, supposé qu'il y ait eu plusieurs synagogues dans la ville, le président d'une de ces synagogues '^ vint se jeter à ses pieds. Cet homme s'appelait Jaïr ''. Marc tient à dire son nom, et Luc le répète; Matthieu l'omet, n'y trouvant pas d'intérêt. Jaïr avait une fille", que Luc dit unique ', afin de rendre l'histoire plus touchante, comme il a fait pour le jeune homme de Nain. Le même évangéliste indique dès l'abord l'âge de l'enfant, douze ans, d'après la notice que Marc a placée à la fin du récit. Cette petite fille était malade à l'extrémité; son

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