‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 665 sur 829 · Hisf. eccl. vu · texte numérisé non relu

Hisf. eccl. vu

3. HoLTZMANN, 135, coiijecturc que celait un Ksculape. Mais auiait-on pu s'y tromper? Renan, L'Église chrétienne, 172, pense qu'il s'agit d'une image de Jésus, mais d'origine gnostique ; les valentiniens identifiaient Hakamoth ou Sophia Prunicc avec l'hémorroïsse (Ohigène, Cels. VI, 34-3.5); le nom de [îeovt'xYi

Veronica), attribué à celle-ci dans certains apocryphes, pourrait venir de là. CLActa Pilati, 7 (Tischendorf Eraiig. aporrypha, 239, 350).

4. « Et l'on tient même qu"il croissait au pied de cette statue de Nolie-Seigneur une espèce d'herbe inconnue, qui, du moment qu'elle était montée jusqu'à la frange de sa robe, devenait un remède souverain pour toutes sortes de maladies. » Le Maistre de Sacv d'après Eusèbe, loc. cit. , Mf. I, 31S.

LA FIIJJ; DK JAIR

synagogue (lui) dire :

« Ta lille est morte.

Pourquoi importuneslu encore le Maîlre? »

ciief de synagog-ue (lui) dire : « Ta lille est morte. N'importune plus le Maître. » 50.

Marc, A', 3ô. Comme Mattii. i\, 23. El Llc, \ ni, 4U. Comme

il parlait encore, on .lésus étant venu à la il parlait encore, quelvint de chez le chef de maison du chef, et qu'un vint de chez le voyant les musiciens et la foule qui faisaient tapage, dit : '24. « Retirez-vous, car la jeune 'M). El Jésus, sans faire tille nest pas morte. Et Jésus, ayant entenatlention au discours mais elle dort. » Et ils du, lui dit « Ne crains (juon tenait, dit au chef se moquaient de lui. pas; crois seulement, de synagogue : c Ne 25. Et quand la foule et elle sera sauvée. » crains pas ; crois seule- eut été chassée, en- 51. El arrivé à la maiment. » 'M. Et il ne per- tranl, il prit sa main, son, il ne permit à permit à personne de Tac- et la jeune fille se sonne d'entrer avec lui, compagner, sinon à leva. -Mî. El le bruit sinon à Pierre, Jean, Pierre, Jacqueset Jean, s'en répandit dans toute Jacques, au père de frère de Jacques. 38. cette contrée. l'enfant et à la mère.

El ils arrivèrent à la maison du 52. El tous pleuraient et se lamenchcf de synagogue, et il vit du talent à son sujet. El il dit : « Ne bruit, et des gens qui pleuraient et pleurez pas, car elle n'est pas faisaient beaucoup décris; 39. et morte, mais elle dort. » 53. Et ils entrant, il leur dit : » Pourquoi se moquaient de lui, sachant qu'elle faites-vous du bruit et pleurez- était morte. 54. Et lui, prenant sa vous ? L'enfant n'est pas morte, main, parla, disant : ■< Enfant, mais elle dort. .. 40. El ils se lève-toi. ). 55. Et son esprit revint, moquaient de lui. Mais lui, (les) et elle se leva aussitôt ; et il comayanl chassés tous, prit le père de manda de lui donner à manger. Tenfanl, la mère et ceux qui étaient 56. Et ses parents furent stupéfaits ; avec lui, et il pénétra fdans le lieu) et il enjoignit de ne dire l'événeoù était l'enfant, il. VA prenant ment à personne, la main de l'enfant, il lui dit : « Tahtha koiiin », ce qui signifie :

<( Jeune fille, je te dis, lève-loi. » 42. El aussitôt la jeune fille se leva et elle marcha ; car elle avait douze ans. I']t ils furent saisis à l'instant dune grande stupeur. 43. 1^1 il leur recommanda beaucoup que nul ne sût cela, et il dit de lui donner à manaer.

A l'instant même où Jésus cong-édiait l'hémorroïsse, on venait dire à Ja'ir que sa fille était morte : ce serait maintenant déranger le

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Maître pour rien que de l'amener à la maison. Jésus a entendu ce discours, comme le dit Luc ', puisqu'il rassure immédiatement Jaïr ; et il n'en tient pas compte, ainsi que le dit Marc '-, ^^^^^^lue la nouvelle qu'on apprend ne l'arrête pas et qu^il continue sa route. En ce qui le concerne, Jésus tient le message pour non avenu, et il invite Jaïr à en faire autant. L'exhortation qu'illui adresse-^ sous-entend ce qu'il dira en arrivant à la maison : « L'enfant n'est pas morte, elle dort ». Le chef de synagogue ne doit pas regarder sa fille comme morte. On dirait que Jésus lui-même se refuse à le penser. Cependant le Christ ne veut pas que la foule ni même tous les disciples soient témoins de ce qui va se passer ; il ne permet à personne de le suivre, si ce n'est à Pierre et aux deux fils de Zébédée. 11 va sans dire que Jaïr demeure avec Jésus pour l'introduire dans sa maison. On peut croire que la foule obéit à l'ordre du Sauveur, parce qu'elle ne se doute pas du miracle qui va s'accomplir.

Comme l'enterrement suivait de près la mort et avait lieu, autant que possible, le jour même, Jésus, en arrivant à la maison, y trouve tout un appareil funèbre. Les joueurs de flûte, que Matthieu seul '' nomme expressément, mais qui sont supposés présents, dans Marc -'i parmi les gens qui mènent le deuil, et les pleureuses, les uns et les autres accompagnement obligé de toutes les funérailles Israélites, étaient arrivés déjà, d'autant plus nombreux que Jaïr était un personnage important. Le deuil était commencé : les pleureuses faisaient leurs lamentations, avec des soupirs et des cris. Autre masse de témoins dont Jésus va se dé]>arrasser. 11 impose d'abord silence à tout ce monde, en déclarant que le deuil n'est pas ici de mise : « L'enfant n'est pas morte, elle dort seulement ''. » La douleur mercenaire des musiciens et des pleureuses se change en hilarité.

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