‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 668 sur 829 · IIOLTZMANN, loc . cU · texte numérisé non relu

IIOLTZMANN, loc . cU

et que Jésus fût absent, on ne penserait bientôt plus à cette atfaii-e. Or, d'après Marc, Jésus séloig-na pour quelque temps.

Le premier Evang-ile se contente de dire que Jésus prit l'enfant par la main, et qu'elle se leva; il omet ainsi l'appel de Marc, soucieux peut-être de montrer que le miracle s'opère par la seule volonté de Jésus ' ; suivant son habitude, il omet la prescription du silence, et, au lieu de la conclusion circonstanciée de Marc, il dit que cette histoire eut du retentissement dans la contrée. On le comprendrait aisément, nonobstant la réserve des témoins. Mais la réflexion banale de Matthieu s'explique par le désir d'exalter le miracle ; et sa portée historique est d'autant plus sujette à caution quelle a été imitée d'un autre récit de Marc '^. D'après le second Evangile, on croirait plutôt que le fait n'a pas eu le retentissement qu'on pourrait supposer. Et il faut avouer qu'une difficulté résulte, pour l'historien, de la recommandation du silence, qui, malgré les explications données plus haut, n'est pas naturelle, et pourrait faire suspecter la réalité du fait. /Vprès la transfiguration, l'on retrouvera la même recommandation adressée aux mêmes discij)les ; et l'on verra plus loin, par la critique des autres récits où figurent Pierre, Jacques et Jean, que la mention . des trois apôtres n'est pas une garantie d'historicité. Une tradition comme celle qui a pour objet les miracles de Jésus est inévitablement légendaire. Tout ce qu'on peut dire sur la guérison de l'hémorroïsse et la résurrection de la fille de Jaïr, c'est que ce ne sont probablement pas des mythes, et que les récits procèdent d'incidents réels.

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