‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 685 sur 829 · I. Cf. I Sam. \, 1 I : XX. M · texte numérisé non relu

I. Cf. I Sam. \, 1 I : XX. M

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que les ji^ens de Nazareth veulent prendre les devants et provoquer insolemment le Sauveur à faire des prodig-es dans son pavs comme ailleurs. Les g-ens de Nazareth sont les Juifs qui demandent des signes ', et cjui ne méritent pas d'en avoir, la volonté de la Providence étant, d ailleurs, que le « prophète », lisons « le ('christ », soit accepté hors de son pays et que le judaïsme soit réprouvé.

Les gens de Nazareth pourraient objecter au Sauveur le proverbe : « Médecin, guéris-toi -'. " Si 1 on faisait abstraction du contexte, on pourrait croire que Jésus est invité à relever par des miracles son propre prestige aux yeux de ses concitoyens, qui ne le prennent pas pour quelqu'un d'extraordinaire ■^. Mais la suite montre que l'évangéliste fait une autre application : Jésus devrait faire des miracles chez lui, dans son pays, avant d'en faire dehors; sinon il est comme le médecin qui ne sait pas se guérir lui-même ■. Pour la commodité de son développement, et en raison de son symbolisme, Luc suppose qu'il n y a eu aucun miracle à Nazareth ; mais c'est, selon lui, parce que Jésus n'a pas voulu en faire, et parce que l'ordre providentiel était qu'il n'en fît point. On a beau dire que Nazareth lui touche de plus près que (!;a[)harnaûm, et les Juifs ont beau dénigrer un Messie qui n'est pas venu en roi d'Israël : cela devait être, et la conversion des Gentils, l'incrédulité et la réprobation des Juifs étaient (igurées dans l'histoire d'Elie chez la veuve de Sarepta, dans la guérison de Naaman le Syrien par les instructions d'Elisée. Elles sont conformes à l'axiome : " Nul prophète n'est en crédit dans son pays ' ».

La reprise : « Et il dit », sert à séparer les propos attribués aux Nazaréens de ce que Jésus veut y répondre*^; mais elle n'était

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