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allégué précisément comme une marque de pauvreté, mais comme la condition naturelle et nécessaire du ministère évang^élique tel que Jésus l'exerce maintenant et que doivent aussi le pratiquer ceux qui souhaitent devenir ses auxiliaires; ([uant à l'allusion au refus d'hospitalité que Jésus vient d'éprouver dans un village samaritain', elle n'existe que dans la comhinaison rédactionnelle de Luc, et par l'effet de cette combinaison. De ce que quelqu'un demande à « suivre » Jésus on ne peut conclure que le coUèg-e apostolique ne fût pas encore constitué ; on pouvait « suivre » Jésus sans être des Douze. La tradition ne savait pas ce que devint ce candidat au royaume. G est temps perdu de vouloir l'identifier à un personnage connu de l'histoire évangélique, et il faut en dire autant des des deux autres.
Matth. \in. '21. Et un autre des Luc, ix, 59. El il dit à un autre ;
disciples lui dit : « Seigneur, per- « Suis-moi. » Et celui-ci dit: « Per-
mels-moi d'abord d'aller enterrer mets-moi dabord fl'allei' enterrer
mon père. -- '2'2. El Jésus lui dit : mon père. » 60. Et d lui dit :
« Suis-moi, et laisse les morts « Laisse les morts enterrei* leurs
enterrer leurs morts. » morts; quant à toi. va-t-en aiuiDU.
cer le royaume de Dieu. >i
Le second cas est moins bien présenté dans Matthieu que dans Luc. D'après le premier Evangile, il s'agirait il'un disciple- qui demanderait à Jésus la permission d'aller ensevelir son père : devoir de piété filiale dont l'accomplissement n"av;ùt rien que de légitime. Mais la formule de la demande laisse entendre que le personnage en question s'attachait dans liiistant même à la suite de Jésus, et la réponse : u suis-moi '■ », donne à penser (ju il n était pas encore disciple. Matthieu aura voulu conformer la seconde anecdote à la première, en la résumant dans une demande et une réponse. Cette fois, Jésus a pris linitiative, selon qu'il est dit dans Luc,