‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 696 sur 829 · Cf. I tiois, XIX · texte numérisé non relu

Cf. I tiois, XIX

."). Itoi r/.MANN, 357.

Marc, vi, 0-13, 30-3L Matth. ix, 3o-x. L :i-xi, 1, 20-30. Llc, IX, 1-6; X, 1-24; xu, 2-9: 49-o3 : xiv, 2:i-27.

Le discours qui, dans Luc, est adi'essé par le Sauveur aux soixante-dou/e disciples, étant identique en substance à celui que les deux premiers Evang-iles et Luc lui-même font tenir aux douze apôtres, il convient de commenter simultanément, en les éclairant l'un par l'autre, et le discours aux Douze, et le discours aux Soixante-douze.

Marc, vi, 6. Matth. ix, 35. Luc, ix, t. Et Llc x, I .l'>l après

Vl il parcourait Et Jésus parcou- convoquant les cela, le Seigneur

les villages d';i- r;iil toules les Douze, il leur en désigna encore

lenlour en ensei- villes et les vil- donna force et soixante - douze

gnant. 7. Kl il lit lages, enseignant pouvoir sur les autres, el il les

venir les Douze, dans leurs syna- dénions, et de envoya par deux

el il se mil à les gogues, prêchant guérir les mala- devant lui eu

envoyer deux à la bonne nouvelle dies. 'J. Et il les toute ville el

deux, et il leur du royaume, et envoya prêcher endroit où il de-

donna pouvoir guérissant toute le royaume de vait lui même al-

sur les esprits maladie el toute Dieu et faire des 1er. '2. El il leur

nnpui's.

infirmité. 36. Et guérisons

voyant la foule,

il en eut pitié,

parce qu'ils

étaient fatigués

et rompus comme

des brel)is qui

n'ont pas de ber-

"er. 37. Alors il

dit : " La moisson est abondante, et les ouvriers j)eu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson pour qu'il envoie des ouvriers à sa moisson. »

dit à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers peu nombreux. 38. Priez donc le Maître de la moisson pour qu'il envoie des ouvriers à sa moisson. \, 1. Et faisant venir ses douze disciples, il leur donna pouvoir sur les esprits impuis, pour les chasser, et de guérir toute maladie et toute infirmité.

856 LES ÉVANGILKS SYiNOPTTQl'ES

Dans Marc, la mission des apôtres suit immédiatement le voyage de Jésus à Nazareth ; mais l'évangéliste n'indique pas entre les deux faits un rapport chronologique bien étroit. Il montre le Sauveur prêchant dans les villages galiléens, puis, à un moment donné, rassemblant les Douze et leur donnant des instructions pour les envoyer prêcher eux-mêmes '. Après les premières difRcultés que lui a opposées l'esprit pharisaïque, et surtout en présence du mouvement populaire qui grandit autour de lui, Jésus a choisi les douze apôtres"'; depuis ce temps, il les a eus ordinairement avec lui et les a préparés à le seconder ; après avoir expérimenté l'hostilité des pharisiens, des Géraséniens. 1 inditîérence et la froideur de ses concitoyens et de ses parents, il se décide à associer ses disciples à son œuvre d'évangélisation. L'élection et la mission sont deux faits corrélatifs, et comme deux points marquants dans le plan gêné rai du second Evangile. Le rédacteur semble attacher plus d'importance à la mission même qu'aux instructions qui s'y rapportent, car il abrège visiblement celles-ci, et Ton a peine a croire qu'il ue dépende pas d une source écrite où la mission servait à motiver un assez long discours, comme dans Matthieu. Cette source doit être celle où puise Matthieu lui-même, et d'où provient aussi 1 allocution qui, dans Luc, est adressée aux soixante-douze disciples '.

Luc, ayant transposé le récit de la prédication à Nazareth, introduit la mission des apôtres après la résurrection de la hlle de Jaïr, mais sans la relier de façon précise à ce dernier récit. Il n'a pas voulu signifier que Jésus était à Capharnaûm quand il envoya les apôtres prêcher. Comme il avait utilisé la transition de Marc : « Kt il parcourait les villages d'alentour en enseignant », en manière de préambule au récit transposé '*, il n'avait plus de point d'attache pour la mission des apôtres, et il n'en a point cherché.

Dans Matthieu, la mission des apôtres inaugure la seconde [)artie de l'Evangile ' : de même que la première partie commence par le discours sur la montagne, la seconde partie, où le rédacteur veut

1. V. (>. /.a'; -spiïjyîv tàç y.fôjjiaç /-.Jy.Ào) O'.oâay.'ov. 7. y.ai -poazaXsÏTai Toj; ofôSsxa ZTÀ. Noter le même changement fie temps que dans vi, 1 : supr. p. 832, n. iî.

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