‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 697 sur 829 · IX, 3:;-xiv · texte numérisé non relu

IX, 3:;-xiv

montrer les obstacles que rencontre le ministère de Jésus, commence par un discours sur les conditions de l'apostolat, compilation de sentences que Marc et Luc reproduisent en partie ailleurs. Le procédé de composition est le même que dans le discours sur la montagne. Les faits rapportés jdans les deux chapitres suivants ont été présentés par les deux autres évang-élistes comme antérieurs à la mission des apôtres.

AA-ant d'arriver à cette mission. Matthieu, tout en sattachant à l indication initiale de Marc, trace un tableau général de l'action exercée par Jésus, comme il a déjà t'.tit pour amener le discours sur la montagne. Les traits principaux, jusqu'aux termes de la description, sont les mêmes de part et d'autre • : Jésus part ou semble partir de Capharnaûm; il parcourt la Galilée, prêchant dans les synagogues et opérant de nombreuses guérisons ; une grande foule est attirée sur ses pas. Mais ici, au lieu de parler à la foule, le Sauveur signale aux disciples les besoins spirituels du peuple qui le suit, besoins auxquels doit subvenir la prédication apostolique. Jésus a pitié de la foule, comme dans Marc -^ avant la première multiplication des pains. La comparaison de Li foule avec des brebis sans berger se rencontre également dans ce passage du second Evangile, où le rédacteur du premier a pu la prendre '. L'épuisement du peuple, comparé à une brebis égarée qui tombe de fatigue '. doit s'ententlre sans doute au sens moral ■'. Le rédacteur a parlé de la foule jiour rehausser l'importance du discours qu il va reproduire, et pour justilier la parole touchant l'abondance de la moisson. Si la comparaison des brebis et la métaphore de la moisson ne vont pas bien ensenable, c'est que lévangéliste a pris la première dans Marc, où elle se trouve en un contexte mieux appro-

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