‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 699 sur 829 · i'. IIor.r/MANN, 7G: Weunle, r · texte numérisé non relu

i'. IIor.r/MANN, 7G: Weunle, r

2. nACîIj etc. ont soixante-dix; 15 1), mss. it. Vy. Ss. Se. Diates. ont soixante-douze. Ce dernier chiffre paraît priniilif; il a été obtenu en niultij)liant six fois celui des apôtres, et ramené probablement à soixante-dix i)our des raisons d'exégèse symbolique. Les Pères citent les soixante-dix membres de la famille de .facob (Gen. xlvi, 27), les soixante-dix anciens d"Ex. xvin, 21

XXIV, 1; NoMiiu. XI, 16-28), les soixante-dix palmiers d'Élim (Ex. xv, 27). On était frappé de ce dernier rapport, parce que l'on trouvait mention, au même endroit, de douze sources où Ton reconnaissait les douze apôtres. A. Quoique le total des peu|)les ne soit pas indiqué dans Gen. x.

effacés, attribuer au (]lirist, durant s;i vie mortelle, rintention d'évangéliser les païens. De même que les Soixante-douze tig-urent les prédicateurs chrétiens qui ont entrepris l'évang-élisation de l'univers, l'endroit où ils sont censés porter l'Evangile, à savoir la Samarie, que Jésus est supposé vouloir traverser, représente l'univers entier '. Les Samaritains étaient plutôt des Israélites schismatiques que des païens ; mais, au point de vue juif, ils étaient plutôt païens qu'enfants d'Israël, et c'est pour cela que Luc \ soit dans l'Evangile, soit dans les Actes, se complait a montrer Jésus et les apôtres en relations avec les Samaritains. Ainsi commençait et se préfigurait l'universalité du christianisme. Toute l'histoire de la Samaritaine, dans le quatrième Evangile '■', est fondée sur cette idée. Ce ne doit point être par hasard qu'un discours qui, dans Matthieu, contient la défense de prêcher aux Samaritains, se trouve, chez Luc donné en Samarie \ Luc lui-même s Oublie à citer '. comme ayant été adressée aux apôtres, une parole qui se trouve dans le discours aux Soixante-douze '', et la façon dont ce discours est introduit trahit encore l'artifice qui la détourné de sa destination et de sa j)lace originelles. Si Ion ne dit j)as que l'Evangile ait été prêché aux Samaritains, c'est que, dans la réalité, il ne l'a pas été. On a voulu ouvrir une perspective prophétique ' : mais il .est possible que l'intention symbolique appartienne à un premier rédacteur, et que l'évangéliste ait été plutôt enclin à tout prendre ;i la lettre, en supposant que les Soixante-douze avaient été envoyés aux Juifs, c<imme les Douze. 11 est peu croyable que la mise en scène ait été conçue en vue du discours, comme si les variantes qu'il présente relativement à Marc avaient suffi pour empêcher 1 identification. Etant donnés les procédés ordinaires du dernier rédacteur, c'est plutôt le cadre qui aura empêché la fusion des discours, que Ift différence des discours qui aura .suggéré le cadre.

l . HOLTZ.MANN, '.V.\H .

2. C"est-;i-dife le rrclaeteui' du lioisièini' I*>\aii:;ilr cl des Actes, ou celui d'une des sources principales de ces livres.

;«. IV, i-'ii. Voir QÉ. :r'f4-370.

f. I/incifleul de Le. ix, ."»2-."10, pourrai! l'aire éclio à Mi . x, !i.

"■>. xxn. .}.).

• i. X, 1 : cf. i\, :i. I,e ra|»port di's (U-ux [jassa^es lail (|u"oii ue pcul [)as inl'érer de la citation ([ue Luc ail admis l'identité des deux discours.

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