‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 700 sur 829 · Comuie dans IV, I i-iiO ; swp/-. pp !^."iH-SK · texte numérisé non relu

Comuie dans IV, I i-iiO ; swp/-. pp !^."iH-SK

Jésus est sur le chemin de Jérusalem ; il vient de prononcer des paroles qui marquent les conditions dans lesquelles on peut être son disciple, et qui, au point de vue didactique, font un assez bon préambule au discours de mission. « Après cela ' ». après les trois cas de vocation qui ont donné lieu aux paroles du Sauveur, celui-ci « désigne soixante-douze autres » disciples. Un pareil ciioix, à cette date, serait tort extraordinaire, et ce qui 1 est encore davantage, cest le motif qui lui est assigné. Jésus se propose d'envoyer ces disciples deux par deux, « devant lui • ». dans les endroits oii il doit passer. On dirait des fourriers chargés de préparer les logements. C'est que. dans la perspective apparente, qui ne veut pas trop s'écarter de l'histoire, il est inconcevable que Jésus, se rendant k Jérusalem pour y mourir, lance une mission plus importante que n'avait été celle des Douze, et l'on sait bien aussi ({ue Jésus ne l'a [)as fait. Il n en est pas moins vrai que le discours détermine les règles de la prédication chrétienne, et (|ue l'évangéliste se contredirait si l'unité de sa pensée n'était préservée par la signification (|u"il attribue aux Soixante-douze et à leur mission. Ils sont bien réellement les envoyés de Jésus, tous ces prédicateurs qui. à la suite de Paul, ont porté l'Evangile aux nations, comme les Douze lavaient porté d'abord aux Juifs; et ils soiît aussi les hérauts de Jésus, ils préparent son avènement glorieux, qui ne saurait tarder. Il est assez curieux que Luc ait voulvi transposer ici ce que Marc dit des Douze envoyés deux à deux. Mais peut-être ce trait se trouvait-il dans la source où le discours a été pris d'abord, avec application aux Douze, comme dans Marc ; Luc, ne voulant pas se répéter, 1 aurait supprimé en copiant Marc, et gardé en suivant l'autre source.

Jésus donc dit. dans Matthieu aux Douze, dans Luc aux Soixantedouze, que la moisson est abondante et qu il y a peu dOuvriers '•. Souvent, quand la récolte est mûre, et Cjuil faut se hàtei' d'y mettre la faucille, les bras manquent pour exécuter le travail aussi promptement que l'on voudrait '. Ainsi, au moment où Jésus parle, il y a beaucoup à faire, parce que l'annonce du royaume doit être portée

1 . V. 1. ;j.S7x oï -auta àvioj'.Çïv o KÛpto; D a seulenienl àvnoctçjv ni. Ss. Se. omettent o xjs;o;) zaî (omis dans B L) izépo-Ji â6ôo[i.rJ>'.ovTa [SjoJ.

2. Koti àîiidTi'.Àîv aJxo'j; àvà o-jo (cf. Me. vi, Tj-po "poaioTcou aù-oO. '.i. Mt. 1^7 (Le. X, 2). ô |i.kv Osptaaoç JtoXyç, oi Bs loyaTat oX;Vo'..

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