‹ Les évangiles synoptiquesChapitre 704 sur 829 · III, 13; cf. Mt. v, 1 ; snpr. p · texte numérisé non relu

III, 13; cf. Mt. v, 1 ; snpr. p

.'». On a vu seulement Jésus en recruter cin(j (Mt. iv, 18-22, pour les quatre premiers, ce qui n'empêche pas d'en supposer davantage, en réalité les Douze, dès V, 1 ; et vin, 9, pour Matthieu). Cf. supr. p. 526.

8H4 . LES évam;ilrs sv\\optiqui?;s

à la ceinture; 9. el nentrez pas quelque maison personne en cheniais urètre) dans une ville que vous entriez, min. 5. El en chaussés de san- de Samaritains; restez-y, et par- quelque maison dales : « et ne 6. mais allez lez de là. 5. Et que vous entriez, portez pas deux plutôt aux hre- partout on on ne dites d abord : tuniques. •> \0. bis perdues de la vous rece\ râpas, « Salut à cette Et il leur dil : maison d'Israël, sortant de cette maison. » 6. Et i< Là où vous 7. Et en allant, ville, secouez la s'il y a là un enserez entrés dans prêchez, disant poussière de vos l'anl de salut, une maison, res- que le royaume pieds en témoi- votre salut repotez-y jusqu'à ce des cieux est j^na^e contre sera sur lui; sique vous partiez proche. 8. (lUé- eux. >> non, il reviendra de cet endroit, rissez les ma- sur vous. 7. Restez dans cette inai- II. Et si une lades, ressuscitez son, mangeant et buvant ce qu'on y localité ne vous les morts, puri- a. car louvrier a droit à son salaire, reçoit pas, et liez les lépreux. \e passez pas de maison en maison, quon ne vous chassez les dé- 8. Et flans quelque ville que vous écoute pas, sor- inons. Gratuite- entriez, el où l'on vous aura reçus, tant de là, se- ment vous avez manyez ce que l'on vous servira, 9. couez la pous- reçu, donnez j;ra- j^uérissez les malades qui y seront, sière de dessous luitement. 9. Ne el dites-leur : « Le royaume de Dieu vos pieds en té- vous procurez ni est proche de vous. » 10. Et en moif^nage pour or, ni arg-ent. ni quelque ville que vous entriez, et eux. » monnaie dans vos (où) on ne vous aura pas reçus, sorceintures, 10. ni sac pour la route, tant dans ses rues, dites : 11. ni deux tuniques, ni souliers, ni « Nous secouons sur vous jusqu'à bâton; car l'ouvrier a droit à sa la poussière même de votre ville nourriture. qui s'est attachée à nos pieds; mais

11. Et en quelque ville ou village sachez ceci : que le royaume de

que vous entriez, informez-vous qui Dieu estproche. 12. Je vous dis qu'il

y est méritant, et reslez-là jusqu à sera fait à Sodome, en ce jour-là,

ce que vous partiez. 12. Et en un sort plus tolérable qu'à cette

entrant dans la maison, saluez-la ; ville. »

13. el si la maison est digne, que votre salut lui arrive; si elle u'est pas digne, que votre salut vous revienne. 14. Et si l'on ne vous reçoit pas

et qu'on n'écoute pas vos discours, sortant de cette maison ou de cette ville, secouez la poussière de vos pieds. 15. Je vous le dis en vérité, il

sera fait au pays de Sodome et de Gomorrhe, au jour du jugement, un sort plus tolérable qu'à cette ville.

16. Voici que je vous envoie connue des brebis au milieu de loups : soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes. »

LA MISSION hKS DISCIPLES 865

Les apôtres sont les auxiliaires de .jésiis. La mission qu'ils vont entreprendre n'est pas un simple exercice préparatoire. Ils sont associés à l'œuvre personnelle du Maître : c'est pourquoi le cadre de cette mission est limité dans Matthieu, comme celui du Sauveur, aux seuls Juifs et à la Galilée. Les instructions commencent, en effet, dans le premier Evangile, par une défense d'aller du côté des païens ou chez les Samaritains ', ce qui semblerait enfermer l'activité des apôtres dans le territoire galiléen ■'. Cette interdiction serait donc conforme à la situation historique, et il n'y aurait pas lieu de faire intervenir ici le judéochristianisme : on verra bientôt Jésus porter lui-même l'Evangile à Jérusalem, et, après sa résurrection, donnei- à ses apôtres l'ordre d'évangéliser les nations '. Maintenant les apôtres n'ont à s'occuper, comme le Sauveur, que de recueillir les brebis perdues de la maison d'Israël '. Ces brebis égarées font pendant aux brebis sans berger (}ui ont été mentionnées dans le préambule historique du discours '. Si ces restrictions appartiennent à la rédaction primitive, on s'explique aisément que Marc et Luc aient pu les omettre, puis- (fu'elles étaient devenues sans objet. Mais on pourrait aussi bien se demander si ce n est pas le rédacteur du premier Évangile (jui les a introduites, conformément à son propre schéma de l'histoire évangélique. Il aurait généralisé '', en l'appliquant à la mission des apôtres, la déclaration du Sauveur à la femme cananéenne '. (Cependant le rapport des deux passages n'est pas une objection contre l'authenticité de l'un ou de l'autre. On peut trouver que la tradition de Luc ^. tout en laissant tomber la défense, suppose la

i. N . '.\. £'.; ôoov i6v(T)v av, à7:sÀ0T,t£. /.«■ il: -oX-.v l]a;j.ap£iTô)v jjlt, £ta£À6rjT£. '< Ne vous en allez pas en route de païens <> signifie plutôt : « en voyage chez des païens », que « vers des païens '>, « chemin de païens » faisant pendant à « ville de Samaritains ».

2. HoLTZMANN, 232. Mais le v. 0, où on parle de « la maison d'Israël », et le V. 2.3, où il est question des « villes d'Israël », montreraient plutôt que le point de vue ethnogiaphique est :"i considérer avani la géographie.

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