HOLTZMANN
ce serait sans doute povir être mieux ailleurs; or. il ne doit pas chercher ses aises, et surtout il doit éviter de froisser ceux qui lui lui ont les premiers olVert et donné lliospitalité.
Si les apôtres sont repoussés de tout le monde, dans une ville ou dans un villag-e, ils se retireront immédiatement, comme Jésus luimême a fait à Nazareth, pour ne pas perdre leur temps en une tentative incertaine; mais, avant de s'éloif^ner, ils attesteront par un acte symbolique les conséquences du refus opposé à leur prédication. Matthieu ' doit ajouter ici la mention de la maison, car il est peu vraisemblable (jue lacté prescrit ait dû se faire pour chaque maison ([ui se fermait devant le missionnaire. Sur la place publique ou à la porte de la ville -, les apôtres secoueront ostensiblement la poussière de leurs pieds, afin de montrer qu ils ne veulent avoir et n'ont rien de commun avec ces gens, et qu'ils dédaigneraient d'emporter ce qui a pu être à eux en quelque manière. Les Juifs, .surtout les pharisiens, ariivant d'un pays étranger, avaient coutume de secouer la poussière de la terre profane avant de toucher le sol sacré de la Palestine, pour ne pas souiller celui-ci par le contact de cellelà. Cette manifestation, chez les prédicateurs de TEvangile, signihe simplement labsence de tout lien entre eux et ceux qui les rejettent, en même temps ({ue l'exclusion du royaume de Dieu, châtiment auquel ces gens inhospitaliers et endurcis se sont eux-mêmes condamnés. Ainsi tirent Paul et Barnabe, lorsqu'ils furent chassés d'Ântioche de Pisidie '. En un cas semblable, dans la synagogue de (^orinthe, Paul secoue ses habits '. sans doute parce qu'il avait tiéposé ses sandales en entrant ■'.
Luc fait (lire aux. apôtres ([u ils secouent la poussière de la ville, non qu'il ait xoulu substitue!' la parole à l'acte '\ mais parce
I V. 14. Noter que, dans iv v. I.'l, il u'esl plus question que de la ville. Me. l'.t, dit T';-(j;; Le. ix, '.\, x, lU, parle de i> ville ».
2. Me. M. £/.zoG£jo;j.cVO'. i/tîtô^v. Mt. 14. iÇspyoaïvc/'. ï^'o -7,z oîy.ia; rj t?,; -o'Àcfo; ix£tvT|ç. Le. IX, .").£?cf./o[AHvoi XT.6 TTj; TCoXcw; ây.cîvri;. x, 10. iÇsÀOdvTî; îîç Ta; -Àarsîaç aÙT% (de la ville). Dans ce dernier cas, Luc aura voulu varier lindication ; cf. xHi, 26. Ss. dans Le. ix. ">. lit : " afin que cela soit un témoignage pour voui^. »
.3. AcT. xni, 51.