ScHANz, Mk
6. HoLTZMANN, 339, regarde cette indication comme primitive relativement à celle qui suppose l'acte accompli. Mais la parole aurait-elle grande signification sans l'acte?
qu'il joint Tune à l'autre, pour la commodité de sa rédaction '. (^omme il a mêlé, dans le cas précédent, le discours qui sera fait aux personnes bien disposées, et les prescriptions qui concernent les devoirs des apôtres envers leurs hôtes, il introduit ici, pour la symétrie, un discours à la population inhospitalière. A ceux qui reçoivent les apôtres, le royaume est annoncé comme une promesse consolante; à ceux qui ne les reçoivent pas. le royaume est annoncé comme une menace terrifiante, plutôt qu'un suprême avertissement, puisqu'on les suppose voués par leur refus à un jug-ement plus sévère que celui de Sodome. La correspondance des deux discours ne permet guère d'entendre le premier du royaume déjà présent par l'arrivée de Jésvis dans la localité -.
Dans le discours primitif, Jésus faisait connaître aux apôtres la conséquence du refus d'hospitalité, il ne les chargeait pas de la dire aux intéressés. Marc n'eu parle pas ■' ; mais Luc. rédigeant le discours aux Soixante-douze, Ta trouvée dans la source où Matthieu la |)rise. Le rédacteur du premier Evangile a dû ajouter (xomorrhe ' à Sodome. Ces deux villes, si fameuses par leur corruption et par le châtiment que leur a infligé la colère de Dieu ', mseront pas si maltraitées nu jour du jugement que celles où l'on n'aura pas voulu recevoir les messagers de l'Evangile ; les habitants des cités maudites sont plus excusables, parce que la même grâce ne leur a pas été proposée. Il est donc sous-entendu ([ue les pécheurs attendent, au séjour des morts, leur sentence délinitive, et qu'ils ressusciteront pour recevoir notification de cette sentence dans le g^rand jugement. Les gens de Sodome et de (iomorrhe s'y i-encontreront avec les Ninivites et la reine de vSaba ''. . Dans Matthieu, la parole : « Je vt>us envoie comme des brebis au milieu de loups" », se trouve préparer maintenant les instruc-
1. Aliii dv lU' pas reilirt' Icxtiiellciut'iil vv (|iril avait écril ])liis liaul, i\. "> ; cf. p. 873, II. 2.