I^e nom de Jésus
A. ScHANz. Mk. 225.
f . ( ;r. su/>r. p. ;}74.
918 LES ÉVAiNGlLb;s SWNOl' I UjUIiS
employant le mot de tétrarque, il ne fait que se référer k la notice ' qui sert de préambule au baptême de Jésus.
Antipas apprit ce qui se passait, c'est-à-dire qu'il connut parla voix publique et les rapports de ses fonctionnaires tout ce ([ue faisaient Jésus et ses disciples. 1) après la leçon de Marc qui est la plus commune, il aurait dit -, avec plus ou moins de conviction, que ce devait être Jean ressuscité qui faisait de tels miracles -^ Le quatrième Evang'ile ', raisonnant d après les trois premiers, dit que le Ba[)tiste n'avait fait aucun miracle ; mais rien ne prouve, et il est fort invraisemblable qu'on ne lui en ait pas attribué, même de son vivant. Les paroles d'Hérode le supposeraient plutcM. et il y a quelque subtilité à dire que Jean est dit faire des miracles seulement en tant que ressuscité ; tout au plus la circonstance de la résurrection est-elle censée expliquer l'abondance et la grandeur des miracles dont il s'agfit maintenant. On sait d'ailleurs que le Baptiste avait produit une i^rande impression sur la foule, et, d'après l'I-^vangile, sur Hérode lui-même ; les circonstances dramatiques de sa mort étaient faitcîs pour exciter les imaginations à son sujet. L'hypothèse lancée par Hérode suppose que le g-rand éclat de la prédication galiléenne est survenu seulement après la mort du Précurseur.
On doit observer d'ailleurs que les opinions citées par l évang'éliste